Au lendemain de l’élection d’Ahmed Touizi à sa présidence, la Chambre des représentants a achevé, mercredi 14 octobre, la mise en place de ses instances dirigeantes. Les huit vice-présidents, les questeurs, les secrétaires et les présidents des neuf commissions permanentes ont été désignés, ouvrant la voie à l’organisation effective des travaux de la nouvelle législature.
La Chambre des représentants a franchi une nouvelle étape dans son installation institutionnelle. Réunis mercredi en séance plénière, les députés ont procédé à l’élection des membres du bureau de la Chambre et des présidents des commissions parlementaires permanentes, conformément à l’article 62 de la Constitution et aux dispositions du règlement intérieur.
La liste unique présentée par le nouveau président de l’institution, Ahmed Touizi, a recueilli 293 voix favorables sur 295 votants, deux bulletins ayant été déclarés nuls. Ce scrutin parachève la constitution des principaux organes de la Chambre, au lendemain de l’élection de son président, issu du Parti Authenticité et Modernité (PAM).
Huit vice-présidents issus des différentes formations politiques
Mustapha Baitas, du Rassemblement national des indépendants (RNI), a été élu premier vice-président de la Chambre, suivi de Khalid Chennak, du groupe istiqlalien de l’unité et de l’égalitarisme, au poste de deuxième vice-président. Abdellah Bouanou, du Parti de la justice et du développement (PJD), occupe la troisième vice-présidence, tandis que Mohamed Ouzzine, du Mouvement populaire, prend la quatrième.
Les quatre autres vice-présidences reviennent respectivement à Mohamed Mellal, du groupe socialiste, Mohamed Joudar, du groupe constitutionnel démocratique et social, Meryem Ouhssata, du Parti du progrès et du socialisme (PPS), et Adil El Bitar, du PAM.
Amina Maelainine (PJD) et Houda El Maghari (PAM) ont été désignées questeurs. Les fonctions de secrétaire de la Chambre seront assurées par Fatima Zohra El Basraoui (RNI), Mbarek Hamia (Istiqlal) et Aziza Beddad (PAM).
Les neuf commissions permanentes ont leurs présidents
La répartition des présidences des commissions permanentes constitue l’autre volet majeur de cette séance. Mohamed El Gharras, du groupe constitutionnel démocratique et social, prend la tête de la commission chargée des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques, de la migration et des Marocains résidant à l’étranger.
Moncef El Tob, du groupe istiqlalien, présidera la commission de l’intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat, de la politique de la ville et des affaires administratives. La commission de la justice, de la législation, des droits de l’Homme et des libertés revient à Mohamed Ghiat (RNI), tandis que Hicham El Mhajri (PAM) dirigera celle des finances et du développement économique.
Les secteurs sociaux seront placés sous la présidence de Mostafa Brahimi (PJD), les secteurs productifs sous celle de Mohamed Laaraj (Mouvement populaire), et la commission des infrastructures, de l’énergie, des mines, de l’environnement et du développement durable sous celle d’Abdelhak Amghar (groupe socialiste).
Hassan Derham (PPS) prendra la tête de la commission de l’enseignement, de la culture et de la communication. Enfin, Hanane El Massi (PAM) présidera la commission du contrôle des finances publiques et de la gouvernance.
Les groupes parlementaires officialisent leur direction
La séance a également permis d’annoncer les responsables des groupes et groupements parlementaires. Hicham Sabri préside désormais le groupe PAM, Yassine Oukacha celui du RNI et Madiha Khayr le groupe istiqlalien. Driss El Azami El Idrissi dirige le groupe PJD, tandis que Rim Chabat prend la présidence du groupe Haraki.
Abderrahim Chahid reste à la tête du groupe socialiste, Chaoui Belassal préside le groupe constitutionnel démocratique et social, et Rachid Hamouni celui du PPS. Nabila Jalal assure, pour sa part, la présidence du groupement parlementaire de l’Alliance de la gauche.
Cette nouvelle configuration fait apparaître la représentation de plusieurs formations, issues aussi bien de la majorité que de l’opposition, dans les instances de direction et les commissions spécialisées de la Chambre.
Une organisation encadrée par la Constitution
L’installation des organes parlementaires intervient après l’élection, mardi 13 octobre, d’Ahmed Touizi à la présidence de la Chambre des représentants. Le député du PAM avait obtenu 220 voix, contre 59 pour Driss El Azami El Idrissi, candidat du PJD.
L’article 62 de la Constitution prévoit l’élection du président de la Chambre, des membres de son bureau et des présidents des commissions permanentes au début de la législature, puis leur renouvellement à la troisième année, lors de la session d’avril, pour la période restante. Le règlement intérieur fixe, quant à lui, la composition du bureau à huit vice-présidents, deux questeurs et trois secrétaires, en plus du président, selon le principe de la représentation proportionnelle des groupes.
Avec la constitution de ces instances, la Chambre des représentants dispose désormais de son architecture de fonctionnement pour engager ses travaux législatifs et exercer ses missions de contrôle de l’action gouvernementale. L’enjeu se déplace ainsi de la répartition des responsabilités vers l’activité parlementaire proprement dite, dans un contexte où l’efficacité de la législation et du contrôle figure parmi les priorités institutionnelles rappelées dans le message de félicitations adressé par le Roi Mohammed VI à Ahmed Touizi.