La nouvelle cheffe du gouvernement et son prédécesseur ont procédé, samedi à Rabat, à la passation de pouvoirs. Une cérémonie placée sous le signe de la continuité des grands chantiers économiques et sociaux, au lendemain de la nomination du nouvel exécutif par Mohammed VI.
Rabat, 17 octobre 2026 — Fatima Ezzahra El Mansouri a officiellement pris ses fonctions à la tête du gouvernement marocain, samedi, à l’issue d’une cérémonie de passation de pouvoirs avec son prédécesseur, Aziz Akhannouch, organisée au siège de la présidence du gouvernement à Rabat.
Cette étape institutionnelle intervient au lendemain de la nomination des membres du nouvel exécutif par le roi Mohammed VI, le vendredi 16 octobre. Elle marque l’entrée en fonction d’une équipe gouvernementale issue des élections législatives du 23 septembre et dirigée, pour la première fois dans l’histoire du Royaume, par une femme.
Au cours de la cérémonie, les deux responsables ont passé en revue les principaux dossiers stratégiques et les grands projets en cours de réalisation. Les échanges ont notamment porté sur la poursuite des réformes sociales, le soutien à l’activité économique et l’amélioration de l’efficacité de l’administration publique.
L’accent a également été mis sur la mise en œuvre des orientations royales et sur la nécessité d’assurer la continuité de l’action gouvernementale, indépendamment du changement intervenu à la tête de l’exécutif.
À l’issue de la rencontre, Fatima Ezzahra El Mansouri et Aziz Akhannouch ont réaffirmé leur volonté de favoriser une transition coordonnée et de maintenir le suivi des principaux programmes de développement.
Une nouvelle étape politique après les législatives
La passation de pouvoirs intervient dans un contexte de recomposition de la majorité parlementaire. Arrivé en tête des élections législatives, le Parti authenticité et modernité (PAM), auquel appartient El Mansouri, a constitué une coalition avec l’Istiqlal, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS).
La nouvelle cheffe du gouvernement succède à Aziz Akhannouch, dirigeant du Rassemblement national des indépendants (RNI), qui avait pris la tête de l’exécutif en 2021.
La composition du nouveau cabinet associe continuité et renouvellement. Plusieurs ministres conservent leurs fonctions, notamment dans des départements stratégiques tels que l’Intérieur et les Affaires étrangères. En revanche, le portefeuille de l’Économie et des Finances revient à Fouzi Lekjaa.
Cette configuration traduit une transition politique qui ne s’accompagne pas d’un renouvellement complet de l’appareil gouvernemental.
Des attentes sociales et économiques importantes
Au-delà de la portée symbolique de l’arrivée d’une femme à la présidence du gouvernement, la nouvelle équipe devra répondre à des attentes importantes en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’éducation, de santé et de protection sociale.
Elle devra également poursuivre les investissements et les préparatifs liés à l’organisation de la Coupe du monde de football 2030, que le Maroc accueillera conjointement avec l’Espagne et le Portugal.
La cérémonie de samedi constitue ainsi le point de départ administratif d’une nouvelle séquence gouvernementale. La portée politique de cette alternance se mesurera désormais à travers les priorités retenues par l’exécutif, ses premières décisions et sa capacité à traduire ses engagements en résultats concrets.