L’administration pénitentiaire affirme que Mounir Limouri, placé en détention provisoire dans une affaire liée à de présumées irrégularités électorales, n’a jamais été transféré dans une clinique. Elle dénonce la circulation d’informations qu’elle qualifie de mensongères.
La direction de la prison locale d’Asilah a démenti, ce dimanche, les informations faisant état d’une dégradation de l’état de santé de Mounir Limouri, président du conseil communal de Tanger, actuellement placé en détention provisoire dans le cadre d’une enquête judiciaire relative à de présumées irrégularités électorales.
Dans un communiqué, l’administration pénitentiaire assure que l’état de santé de l’élu est normal et qu’il n’a présenté aucun symptôme de maladie depuis son incarcération.
Elle réfute également les informations selon lesquelles le maire de Tanger aurait été transféré dans une clinique privée pour recevoir des soins.
« Il n’a jamais été transféré dans un établissement hospitalier, qu’il soit public ou privé », précise en substance la direction de l’établissement, ajoutant que sa seule sortie de prison a eu lieu pour assister à une audience judiciaire.
Des informations contradictoires sur son état de santé
Cette mise au point intervient après la publication, ces derniers jours, de plusieurs articles et messages sur les réseaux sociaux évoquant des complications médicales et un éventuel transfert de Mounir Limouri vers un établissement de soins.
Certaines publications faisaient également état de difficultés psychologiques présumées depuis son placement en détention.
L’administration pénitentiaire rejette ces allégations et souligne que la notoriété publique du détenu favorise, selon elle, la multiplication des rumeurs concernant sa situation.
Elle appelle les médias et les internautes à vérifier les informations relatives aux personnes incarcérées auprès des autorités compétentes avant toute diffusion.
Une enquête judiciaire toujours en cours
Mounir Limouri a été placé en détention provisoire au début du mois d’octobre, sur décision du juge d’instruction près la Cour d’appel de Tanger.
L’affaire concerne des soupçons d’irrégularités touchant au déroulement d’opérations électorales, notamment dans un dossier lié à des bulletins de vote.
Le responsable communal reste soumis à une procédure d’instruction et bénéficie, à ce titre, de la présomption d’innocence.
Le communiqué publié dimanche ne revient pas sur le fond du dossier judiciaire. Il vise exclusivement à démentir les informations relatives à une prétendue détérioration de son état de santé et à un transfert médical qui, selon la direction de la prison d’Asilah, n’a jamais eu lieu.