Le Conseil de la concurrence a déclaré que le volume de la consommation de gaz naturel au Maroc devrait tripler au cours des vingt prochaines années, notamment avec la croissance des besoins dans les secteurs de la fourniture d’électricité, de l’industrie et des transports, et compte tenu de la tendance mondiale à la réduction de la dépendance vis-à-vis du pétrole et de ses dérivés.
Le gaz naturel est utilisé au Maroc dans plusieurs activités, notamment la production d’électricité, le dessalement de l’eau de mer, la valorisation du phosphate, l’industrie de la réfrigération et de la climatisation, etc.
Dans son avis, qui a été publié Jeudi sur un projet de loi relatif à la régulation du secteur du gaz, le Conseil a indiqué que l’Office national de l’électricité et de l’eau potable est le plus gros consommateur de gaz naturel du Royaume, avec une consommation totale de 884,3 millions de mètres cubes en 2018, suivis par les entreprises industrielles, qui ont un volume de consommation qui est de 98,7 millions de mètres cubes.
Il est prévu que les besoins du Royaume en gaz naturel passeront à 1,1 milliard de mètres cubes en 2025, puis à 1,7 milliard de mètres cubes en 2030, avant de passer à 3 milliards de mètres cubes d’ici 2040, selon les estimations d’experts de l’Office national de l’électricité et de l’Eau Potable, qui ont été repris dans l’avis du Conseil de la Concurrence.
Au vu de la stratégie de décarbonations vers laquelle s’orientent les industriels, il est prévu que les besoins du secteur en gaz naturel du Royaume augmenterons de plus de 5 fois d’ici 2040, pour atteindre 1,4 milliard de mètres cubes, en plus de 1,4 milliard de mètres cubes mètres pour la production d’électricité et 300 millions de mètres cubes pour le secteur de l’électricité.
À son tour, l’OCP, l’un des plus gros consommateurs de gaz, veut abandonner son modèle actuel basé sur le carburant industriel et passer à 100 % au gaz naturel, car ses besoins en cette substance augmenteront de 538 millions de mètres cubes.
On s’attend également à ce que la demande de gaz naturel dans le secteur des transports double, ce qui représentera 10 % de la demande totale, surtout après la décision de plusieurs distributeurs de carburant d’établir un réseau de distribution de gaz destiné aux véhicules lourds et légers.