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Maroc : la Banque africaine de développement accorde 205 millions d’euros pour l’extension de la LGV jusqu’à Marrakech

10 juillet 2026 - 10:54

La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé un prêt de 205 millions d’euros (près de 234 millions de dollars) en faveur du Maroc afin de soutenir le projet d’extension de la ligne à grande vitesse (LGV). Ce financement contribuera principalement à la réalisation de la nouvelle liaison ferroviaire entre Kénitra et Marrakech, ainsi qu’à la modernisation des infrastructures sur l’un des corridors ferroviaires les plus fréquentés du Royaume.

Cette nouvelle enveloppe financière s’inscrit dans la stratégie nationale de développement du transport ferroviaire, portée par l’Office national des chemins de fer (ONCF). Le projet vise à renforcer la connectivité entre les grandes villes marocaines, à réduire les temps de parcours et à accroître la capacité du réseau, tout en répondant aux besoins croissants de mobilité des voyageurs et du transport de marchandises.

Selon la BAD, cette extension constitue un levier majeur pour accompagner la croissance économique, améliorer la compétitivité logistique du pays et favoriser une mobilité plus durable grâce à un mode de transport à faible émission de carbone. Le projet s’inscrit également dans les préparatifs du Maroc pour la Coupe du monde de football 2030, organisée conjointement avec l’Espagne et le Portugal.

Un projet stratégique pour l’horizon 2030

Le prolongement de la LGV jusqu’à Marrakech représente l’un des plus importants chantiers d’infrastructures actuellement engagés au Maroc. Il permettra d’étendre le réseau Al Boraq, inauguré en 2018 entre Tanger et Casablanca via Kénitra, première ligne à grande vitesse du continent africain.

À terme, cette extension devrait rapprocher davantage les principaux pôles économiques et touristiques du Royaume, tout en préparant une future desserte vers d’autres régions du pays dans le cadre de la vision ferroviaire nationale.

Le prêt accordé par la BAD s’ajoute à d’autres financements mobilisés auprès de partenaires internationaux pour accompagner ce programme d’investissement, qui comprend également l’acquisition de nouveaux trains, la modernisation des gares et le développement des infrastructures ferroviaires.

Pour l’institution panafricaine, investir dans les infrastructures de transport constitue un facteur essentiel de croissance, de cohésion territoriale et de transition écologique. La Banque souligne que le développement du rail contribue à réduire la congestion routière, les émissions de gaz à effet de serre et les coûts logistiques, tout en améliorant l’attractivité économique du Royaume.

L’extension de la LGV Kénitra-Marrakech devrait ainsi consolider la position du Maroc comme l’un des pays africains les plus avancés en matière de transport ferroviaire à grande vitesse.

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