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Maroc : le gouvernement encadre la nomination des présidents d’universités pour renforcer la transparence

10 juillet 2026 - 10:50

Le Conseil de gouvernement marocain a adopté, jeudi, deux projets de décrets visant à encadrer les procédures de candidature aux postes de présidents des universités publiques et des établissements universitaires. Présentés par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, ces textes s’inscrivent dans la mise en œuvre de la réforme du système d’enseignement supérieur engagée par la loi-cadre n° 59.24.

À l’issue de la réunion hebdomadaire du gouvernement, le porte-parole de l’Exécutif, Mustapha Baitas, a précisé que le premier décret (n° 2.26.327) fixe le modèle du cahier des charges applicable aux candidatures à la présidence des universités publiques. Il définit également la composition de la commission chargée d’examiner les dossiers ainsi que les modalités de son fonctionnement.

Selon le gouvernement, ce dispositif vise à instaurer une procédure uniforme de sélection fondée sur le mérite, l’égalité des chances, la transparence et la bonne gouvernance, conformément à l’article 50 de la loi-cadre sur l’enseignement supérieur.

Le second décret (n° 2.26.329) concerne les candidatures à la présidence des établissements universitaires. Il précise les conditions d’éligibilité, les pièces constitutives des dossiers de candidature, les modalités de dépôt ainsi que les critères d’examen des candidatures.

L’objectif affiché est de renforcer la qualité de la gouvernance des établissements universitaires en instaurant une culture davantage axée sur les résultats, l’efficacité et l’évaluation de l’impact.

Une réforme plus large de l’enseignement supérieur

Ces deux textes constituent une nouvelle étape dans l’application de la loi-cadre n° 59.24, adoptée pour moderniser l’organisation des universités marocaines. Cette réforme ambitionne notamment de renforcer l’autonomie des établissements, d’améliorer leur gouvernance, de développer la recherche scientifique et d’accroître leur compétitivité à l’échelle internationale.

Les nouvelles dispositions devraient également harmoniser les procédures de recrutement des responsables universitaires, jusque-là régies par des pratiques parfois différentes selon les établissements.

Pour les observateurs du secteur, la formalisation de cahiers des charges et de critères de sélection communs pourrait contribuer à consolider la transparence des nominations et à renforcer la confiance dans les mécanismes de gouvernance universitaire.

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