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Après le discours royal, El Mansouri appelle les parlementaires du PAM à la discipline et à l’efficacité

10 octobre 2026 - 14:11

Réunis vendredi soir à Rabat, les députés et conseillers du Parti authenticité et modernité ont examiné les priorités de la nouvelle législature. La Cheffe du gouvernement désignée entend renforcer la cohésion des groupes parlementaires et faire du travail de terrain, de la jeunesse et du développement territorial les principaux axes de leur action.

Au lendemain de l’ouverture de la nouvelle législature par le Roi Mohammed VI, le Parti authenticité et modernité (PAM) s’emploie à organiser son dispositif parlementaire en vue de la prochaine étape politique. Fatima Ezzahra El Mansouri, Cheffe du gouvernement désignée et coordonnatrice nationale de la direction collégiale du parti, a présidé vendredi soir à Rabat une réunion des groupes du PAM à la Chambre des représentants et à la Chambre des conseillers, consacrée aux orientations du discours royal et aux responsabilités qui attendent les élus de cette formation.

Organisée alors que les consultations pour la constitution du futur gouvernement se poursuivent, cette rencontre traduit la volonté de la direction du PAM de consolider sa cohésion interne et de préparer ses parlementaires à un rôle central dans la prochaine majorité. Au-delà de la mobilisation partisane, les discussions ont porté sur la nécessité de transformer les engagements politiques en initiatives législatives, en contrôle de l’action gouvernementale et en présence effective auprès des citoyens.

El Mansouri appelle à tirer les leçons de la précédente législature

Dans son intervention, Fatima Ezzahra El Mansouri est revenue sur la campagne électorale et les résultats du scrutin législatif du 23 septembre, qui ont renforcé le poids politique du PAM. Elle a invité les responsables et élus du parti à considérer cette nouvelle étape non seulement comme une consécration électorale, mais aussi comme une responsabilité exigeant davantage de rigueur, d’engagement et de capacité d’autocritique.

La dirigeante a particulièrement insisté sur l’importance de tirer les enseignements des expériences précédentes, de corriger les insuffisances constatées et d’améliorer les méthodes de travail. L’objectif affiché est de dépasser une logique fondée sur la seule représentation numérique pour privilégier la qualité des interventions, l’assiduité aux séances et aux commissions ainsi que la pertinence des initiatives parlementaires.

El Mansouri a également salué le travail accompli par Ahmed Touizi à la tête du groupe parlementaire du parti durant la précédente législature, estimant que l’expérience accumulée constitue un acquis sur lequel les élus peuvent s’appuyer pour renforcer leur action institutionnelle.

Une majorité parlementaire appelée à soutenir le futur gouvernement

Les échanges ont accordé une place importante à l’articulation entre les groupes parlementaires du PAM et le gouvernement en cours de formation. Plusieurs intervenants ont souligné la nécessité de disposer d’une représentation parlementaire structurée, disciplinée et capable d’accompagner les réformes qui seront engagées au cours de la prochaine législature.

Cette mobilisation intervient dans un contexte où la composition de la future coalition gouvernementale n’est pas encore définitivement arrêtée. Le PAM cherche ainsi à préparer ses élus à leurs responsabilités dans la majorité, tout en renforçant les mécanismes de coordination entre les deux Chambres.

La question de l’efficacité parlementaire apparaît d’autant plus importante que la nouvelle équipe gouvernementale devra faire face à des attentes sociales élevées et à des échéances institutionnelles rapprochées. Pour la formation dirigée par El Mansouri, l’enjeu sera de faire correspondre son poids politique avec sa capacité à produire des résultats concrets.

Le soutien parlementaire au futur exécutif ne saurait toutefois se limiter à l’approbation des projets gouvernementaux. Il implique également un travail législatif approfondi et l’exercice des prérogatives de contrôle reconnues aux parlementaires, deux dimensions indispensables au fonctionnement des institutions.

Jeunesse, régionalisation et proximité avec les citoyens

Les orientations énoncées par Mohammed VI lors de l’ouverture du Parlement ont constitué l’autre axe majeur de la rencontre. Les parlementaires du PAM ont particulièrement insisté sur la mise en œuvre de la régionalisation avancée, l’accélération de la déconcentration administrative et la nécessité d’accorder une place prioritaire aux préoccupations de la jeunesse.

Les interventions ont également mis en avant la réduction des disparités territoriales et le renforcement de la présence du parti dans les régions éloignées des grands centres urbains. Plusieurs élus ont plaidé pour une écoute plus régulière des militants et des citoyens, afin de mieux intégrer les besoins locaux dans les initiatives parlementaires et les politiques publiques.

Cette orientation territoriale revêt une importance particulière à l’approche des prochaines échéances communales et régionales. Le PAM entend articuler sa préparation électorale avec un travail de proximité, en privilégiant les compétences, l’engagement des responsables locaux et leur capacité à répondre aux attentes des populations.

Les discussions ont également souligné que la mise en œuvre des grands chantiers de régionalisation et de développement nécessite des ressources financières, des moyens administratifs et une coordination effective entre les différents échelons de décision.

Du succès électoral à l’épreuve de l’exercice du pouvoir

La réunion de Rabat révèle une double préoccupation au sein du PAM : préserver la cohésion d’une formation appelée à conduire le prochain gouvernement et éviter que son renforcement électoral ne se traduise par un simple élargissement de sa représentation institutionnelle.

L’appel d’El Mansouri à corriger les erreurs du passé et à renforcer la discipline parlementaire témoigne de la volonté affichée d’améliorer le fonctionnement interne du parti. Reste à déterminer comment ces orientations seront traduites dans l’organisation des groupes, la sélection des responsables et la conduite quotidienne du travail législatif.

La difficulté ne réside pas uniquement dans la mobilisation des élus, mais aussi dans leur capacité à concilier la solidarité avec le futur gouvernement, les exigences du contrôle parlementaire et la prise en compte des préoccupations des citoyens.

À travers cette première rencontre après le discours royal, le PAM cherche ainsi à engager une nouvelle phase de son organisation politique. Pour Fatima Ezzahra El Mansouri, l’enjeu consiste désormais à transformer la dynamique électorale du 23 septembre en une capacité durable de gouvernement et d’action parlementaire. Une ambition dont la crédibilité dépendra moins des engagements formulés que de leur traduction dans les décisions publiques et les résultats obtenus sur le terrain.

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