Une opération de vaccination contre la diphtérie a été engagée au sein des services de police de la capitale, selon des informations rapportées mercredi par Alyaoum24. Cette initiative intervient dans un contexte de réapparition de la maladie au Maroc, notamment dans le Souss-Massa, et de signalements préoccupants à Salé.
Les services de police de Rabat ont lancé une vaste opération de vaccination de leurs fonctionnaires contre la diphtérie, une infection bactérienne potentiellement grave, également connue sous le nom de croup diphtérique lorsqu’elle touche les voies respiratoires.
Selon les informations publiées mercredi 28 octobre par Alyaoum24, cette campagne vise à renforcer la protection sanitaire des agents et à réduire les risques de transmission dans un environnement professionnel caractérisé par des contacts fréquents avec le public.
L’initiative intervient alors que la réapparition de la diphtérie dans plusieurs localités marocaines suscite une vigilance accrue des autorités sanitaires.
Une mesure préventive dont les motivations restent à préciser
À ce stade, les raisons précises du lancement de cette campagne au sein des services de sécurité de Rabat n’ont pas été rendues publiques.
Il n’est donc pas établi si cette opération relève d’un programme habituel de prévention, d’une actualisation de la couverture vaccinale des fonctionnaires ou d’une réponse à une situation épidémiologique particulière.
Aucun bilan officiel concernant le nombre d’agents concernés ou de doses administrées n’a été communiqué dans les informations disponibles.
Cette distinction est importante : le lancement d’une campagne de vaccination ne signifie pas, à lui seul, que des cas de diphtérie ont été détectés parmi les policiers de Rabat.
Le retour de la diphtérie après plusieurs décennies
La campagne intervient un mois après l’annonce, le 28 septembre, par le ministère de la Santé et de la Protection sociale, de deux foyers familiaux de diphtérie dans la région du Souss-Massa, respectivement dans la préfecture d’Agadir Ida-Outanane et la province de Chtouka-Aït Baha.
Les premiers signalements concernaient principalement des enfants non vaccinés ou n’ayant pas reçu l’ensemble des doses recommandées.
Le 8 octobre, le ministère avait fait état de 11 cas confirmés, avant que de nouvelles informations ne fassent état d’autres infections. Ce chiffre constitue donc un bilan daté et non une estimation actualisée de la situation nationale.
Cette réapparition, après plus de trois décennies sans circulation signalée de la maladie selon les informations rapportées, rappelle l’importance du maintien d’une couverture vaccinale suffisante.
À Salé, des signalements qui renforcent l’inquiétude
Dans la ville voisine de Salé, des informations ont également circulé concernant le décès de deux enfants d’une même famille dans le secteur de Sidi Abdellah, relevant de l’arrondissement de Laâyayda.
Ces signalements auraient conduit à des interventions sanitaires comprenant le suivi des personnes ayant été en contact avec les malades, ainsi que des mesures de vaccination et de traitement préventif.
Les circonstances médicales précises de ces décès et leur éventuel lien confirmé avec la diphtérie doivent toutefois être distingués des informations initialement rapportées.
Une maladie grave, mais évitable par la vaccination
La diphtérie est une infection provoquée par certaines souches de la bactérie Corynebacterium diphtheriae. Elle se transmet principalement par les sécrétions respiratoires lors de contacts rapprochés.
Dans sa forme respiratoire, elle peut provoquer des douleurs à la gorge, de la fièvre, des difficultés à avaler et, dans les cas graves, une obstruction des voies respiratoires. Les toxines produites par la bactérie peuvent également entraîner des complications cardiaques et neurologiques.
La vaccination constitue le principal moyen de prévention. En cas d’exposition à un malade confirmé, les autorités sanitaires peuvent également recommander une surveillance médicale, des antibiotiques préventifs et une mise à jour de la vaccination.
Au-delà des services de sécurité, l’opération engagée à Rabat souligne ainsi l’intérêt de la prévention dans les administrations et les établissements accueillant quotidiennement un public nombreux.
Elle rappelle surtout que la maîtrise durable de la diphtérie repose sur la vaccination, la détection précoce des cas et une réponse sanitaire rapide autour des foyers identifiés.
Source principale : Alyaoum24, 28 octobre 2026, 17 h. Informations sanitaires et bilans historiques rapportés dans l’article source. Aucun cas parmi les policiers de Rabat n’y est confirmé.