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Iran : Trump menace de frapper « une ou deux » installations supplémentaires malgré les négociations

01 novembre 2026 - 09:33

Le président américain affirme que Washington pourrait neutraliser rapidement de nouvelles cibles liées au programme nucléaire iranien. Alors que les médiations diplomatiques se poursuivent, Téhéran prévient qu’une reprise des frappes entraînerait une riposte sans limites géographiques.

Donald Trump maintient la pression militaire sur l’Iran tout en laissant ouverte la possibilité d’un règlement diplomatique. Samedi 31 octobre, le président américain a affirmé que les États-Unis devaient encore s’occuper d’« une ou deux » installations iraniennes, après les frappes menées contre les capacités militaires et nucléaires de la République islamique.

S’exprimant devant des journalistes dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride, le chef de la Maison-Blanche a assuré que les forces américaines pourraient intervenir très rapidement contre les sites encore visés.

« Nous avons neutralisé leur programme nucléaire. Il nous reste, je dirais, un ou deux sites à traiter, mais nous pouvons le faire en dix minutes », a-t-il déclaré.

Ces propos interviennent dans un climat de fortes tensions, alors que les efforts de médiation destinés à mettre fin au conflit engagé fin février par les États-Unis et Israël n’ont toujours pas débouché sur un accord.

Un complexe nucléaire souterrain dans le viseur américain

Donald Trump a notamment évoqué « Pickaxe Mountain », un complexe souterrain situé à proximité de Natanz, dans le centre de l’Iran, que Washington soupçonne d’abriter des activités liées au programme nucléaire iranien.

Le président américain a laissé entendre que cette installation pourrait figurer parmi les prochaines cibles d’une éventuelle opération militaire.

Les autorités iraniennes contestent toutefois l’existence d’activités nucléaires sur ce site.

Les déclarations de Trump ne permettent donc pas d’établir de manière indépendante la nature exacte des installations visées ni l’état réel des capacités nucléaires iraniennes après les précédentes frappes.

Le président américain affirme néanmoins que les opérations militaires ont considérablement affaibli les forces iraniennes, notamment leur aviation, leur marine et leurs systèmes de défense antiaérienne.

Des négociations qui se poursuivent sous la menace des frappes

Malgré la fermeté de ses propos, Donald Trump a assuré que Washington n’était pas pressé de reprendre les opérations offensives.

Interrogé sur les discussions avec Téhéran, il a estimé qu’elles progressaient, tout en exprimant sa méfiance à l’égard des engagements iraniens.

Cette position illustre la stratégie américaine actuelle : maintenir une capacité de pression militaire tout en laissant aux négociations la possibilité d’aboutir.

Samedi, le secrétaire d’État Marco Rubio a précisé qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise concernant de nouvelles frappes contre l’Iran.

Il a également réaffirmé que les États-Unis restaient disposés à privilégier une solution diplomatique.

Dans le même temps, les médiateurs qataris poursuivent leurs efforts pour rapprocher les positions des deux parties. Des discussions ont notamment eu lieu à Téhéran et à Doha afin d’examiner les conditions d’une désescalade.

Les divergences restent toutefois importantes, notamment sur les sanctions américaines, le blocus des ports iraniens et les conditions de navigation dans le détroit d’Ormuz.

Téhéran avertit Washington et Israël

Les déclarations du président américain ont été accompagnées d’un avertissement particulièrement ferme des autorités iraniennes.

Dans un message attribué au guide suprême Mojtaba Khamenei, Téhéran a prévenu qu’une nouvelle attaque américaine ou israélienne pourrait entraîner une riposte immédiate, dont la portée géographique ne serait pas limitée.

Cette mise en garde intervient alors que les dirigeants iraniens cherchent à dissuader Washington de reprendre ses opérations militaires.

La situation suscite également des inquiétudes dans les pays du Golfe, exposés aux conséquences sécuritaires et économiques d’une nouvelle escalade.

Le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, demeure l’un des principaux points de tension du conflit.

Entre démonstration de force et recherche d’un accord

La nouvelle déclaration de Donald Trump intervient à quelques jours des élections américaines de mi-mandat, prévues le 3 novembre, dans un contexte où l’administration américaine doit arbitrer entre une éventuelle reprise des frappes et la poursuite des efforts diplomatiques.

La menace visant les dernières installations nucléaires présumées pourrait servir de levier dans les discussions avec Téhéran. Mais elle comporte également un risque d’escalade si les autorités iraniennes considèrent qu’une nouvelle attaque rend impossible la poursuite des négociations.

L’enjeu immédiat réside donc moins dans la rapidité d’une éventuelle opération militaire, mise en avant par Donald Trump, que dans ses conséquences politiques et régionales.

À ce stade, aucune nouvelle frappe n’a été annoncée. Entre les avertissements américains et les menaces de représailles iraniennes, la médiation diplomatique reste ouverte, mais son issue demeure incertaine.

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