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Moscou : l’Allemagne rejoint les États-Unis dans l’alerte terroriste visant le parc de Tsaritsyno

01 novembre 2026 - 11:39

Les représentations diplomatiques américaine et allemande ont averti leurs ressortissants d’une possible attaque contre un célèbre ensemble historique de la capitale russe. Après une évacuation et une fermeture temporaire, le site a rouvert dimanche.

L’Allemagne s’est jointe aux États-Unis pour mettre en garde contre une possible menace terroriste visant le musée-parc de Tsaritsyno, dans le sud de Moscou. Les avertissements diplomatiques ont conduit les autorités russes à renforcer la sécurité autour de ce site historique, temporairement fermé samedi avant sa réouverture dimanche.

L’ambassade d’Allemagne à Moscou a adressé à ses ressortissants présents en Russie un message urgent les invitant à éviter le parc et à faire preuve d’une vigilance accrue dans les lieux publics.

Selon l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, qui a consulté cette communication transmise par le dispositif de gestion de crise du ministère allemand des Affaires étrangères, les autorités diplomatiques faisaient état d’indices concrets d’une menace pour la sécurité.

Cette initiative intervient après une alerte similaire émise par l’ambassade des États-Unis, qui avait signalé un risque crédible d’incident susceptible de provoquer de nombreuses victimes le samedi 31 octobre.

Washington et Berlin appellent à la vigilance

Dans son avertissement, la représentation américaine avait expressément désigné le musée-réserve de Tsaritsyno comme le lieu concerné par la menace.

Elle avait demandé à ses ressortissants d’éviter le secteur, de rester attentifs à leur environnement et de se tenir informés de l’évolution de la situation.

L’ambassade avait également précisé que les autorités américaines coordonnaient leur réponse avec les services russes compétents.

De son côté, l’ambassade allemande a recommandé d’éviter les rassemblements et les espaces publics très fréquentés.

Ces deux communications témoignent de préoccupations sécuritaires convergentes, sans que les informations rendues publiques permettent d’identifier les auteurs présumés d’un éventuel projet d’attentat.

Aucune organisation n’a été officiellement désignée comme responsable de la menace évoquée.

Les services russes confirment avoir été informés

Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a confirmé samedi avoir reçu, par les canaux de coopération existants, des informations américaines concernant les préparatifs d’une possible attaque terroriste à Moscou.

L’organisme a indiqué que des mesures appropriées étaient prises, sans communiquer de détails sur les investigations.

Dans les heures qui ont suivi, le musée-parc de Tsaritsyno a été évacué et son accès temporairement suspendu.

Des médias russes ont fait état d’un renforcement de la présence des forces de l’ordre aux abords du complexe.

Selon le média indépendant Meduza, le parc a toutefois rouvert au public dimanche 1er novembre.

Le service d’accueil du site a confirmé la reprise des activités, après une fermeture présentée initialement comme liée à des raisons techniques.

Cette réouverture marque une évolution de la situation sur le terrain, sans constituer à elle seule une confirmation officielle de la disparition de toute menace.

Le souvenir de l’attentat du Crocus City Hall

Les avertissements diffusés ce week-end rappellent ceux émis par les États-Unis au début du mois de mars 2024, avant l’attentat contre la salle de concerts Crocus City Hall, près de Moscou.

Le 22 mars 2024, des assaillants avaient attaqué ce complexe culturel, faisant plus de 140 morts et plusieurs centaines de blessés.

L’organisation État islamique avait revendiqué cette attaque.

Ce précédent contribue à expliquer l’attention accordée aux nouvelles informations transmises aux autorités russes.

Il serait cependant prématuré d’établir un lien entre les événements de 2024 et les menaces signalées à Tsaritsyno.

Un site emblématique de la capitale russe

Le musée-réserve de Tsaritsyno est l’un des grands ensembles historiques et paysagers de Moscou.

Aménagé à partir du XVIIIe siècle sous Catherine II, il associe palais d’inspiration néogothique, jardins, ponts, étangs et vastes espaces boisés.

S’étendant sur plus de 400 hectares, le complexe accueille des promeneurs, des touristes et de nombreuses manifestations culturelles.

Sa fréquentation en fait un lieu particulièrement sensible lorsqu’une menace visant un rassemblement public est signalée.

Au lendemain de l’alerte, le site a retrouvé son fonctionnement habituel. Les autorités n’ont toutefois pas rendu publics d’éléments permettant de préciser la nature du projet d’attaque présumé ou d’identifier d’éventuels suspects.

L’épisode illustre également la persistance de canaux de coopération sécuritaire entre Washington et Moscou, malgré les profondes tensions diplomatiques qui opposent les deux pays.

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