Le secrétaire d’État américain affirme vouloir rester dans l’administration de Donald Trump jusqu’à la fin de son mandat. Son démenti intervient après la lourde défaite des républicains aux élections de mi-mandat, alors que les spéculations sur la présidentielle de 2028 et les divergences autour de la guerre en Iran se multiplient.
Washington, le 6 novembre 2026. — Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a démenti jeudi les informations selon lesquelles il envisagerait de quitter l’administration de Donald Trump afin de préparer une éventuelle candidature à l’élection présidentielle de 2028.
Dans un entretien accordé au New York Times, le chef de la diplomatie américaine a assuré que son intention avait toujours été de travailler aux côtés du président jusqu’à la fin de son mandat, prévue en janvier 2029.
Rubio, qui exerce également les fonctions de conseiller à la sécurité nationale, a refusé de commenter davantage ses ambitions politiques pour 2028.
Cette mise au point intervient dans un climat de fortes tensions au sein du Parti républicain, profondément ébranlé par sa défaite aux élections législatives du 3 novembre.
Des informations démenties par le département d’État
Les spéculations sur l’avenir de Marco Rubio ont été alimentées par plusieurs publications de la presse américaine.
Bloomberg a notamment rapporté, en s’appuyant sur des sources anonymes, que le secrétaire d’État et ses conseillers examinaient différentes options après le revers électoral des républicains.
Selon cette publication, Rubio aurait évoqué avec des responsables de la Maison-Blanche la possibilité de quitter ses fonctions.
Le département d’État a vivement contesté ces informations, les qualifiant de totalement infondées.
Le secrétaire d’État a ensuite personnellement rejeté l’hypothèse d’un départ prochain, réaffirmant sa volonté de poursuivre sa mission au sein du gouvernement.
Aucune démission n’a été annoncée et aucune candidature à la présidentielle de 2028 n’a été officialisée.
La succession de Trump s’invite dans le débat
La défaite républicaine aux élections de mi-mandat a profondément modifié les perspectives politiques à Washington.
La prise de contrôle du Congrès par les démocrates devrait limiter les marges de manœuvre législatives du président durant la seconde moitié de son mandat.
Dans le même temps, plusieurs personnalités républicaines apparaissent déjà comme de possibles prétendants à la succession de Donald Trump.
Marco Rubio figure parmi elles, aux côtés du vice-président JD Vance.
Le secrétaire d’État avait toutefois précédemment indiqué qu’il pourrait soutenir Vance si celui-ci décidait de briguer l’investiture républicaine.
Les spéculations actuelles ne permettent donc pas de conclure à l’existence d’une rivalité déclarée entre les deux responsables.
La guerre en Iran accentue les interrogations
Les conséquences de la guerre en Iran alimentent également les débats au sein du camp présidentiel.
JD Vance a estimé que le conflit et son coût économique avaient contribué à la défaite républicaine, notamment en raison de la hausse des prix de l’énergie.
Marco Rubio a adopté une approche différente, défendant les décisions de Donald Trump tout en reconnaissant leurs répercussions économiques et politiques.
Ces nuances illustrent les difficultés auxquelles le Parti républicain devra faire face pour définir son orientation à l’approche de l’élection présidentielle de 2028.
Elles ne suffisent cependant pas à établir l’existence d’une fracture ouverte entre Rubio et Vance.
En réaffirmant sa fidélité à Donald Trump, Marco Rubio cherche à mettre un terme aux rumeurs de départ. Mais dans un Parti républicain fragilisé par sa défaite électorale, la question de la succession présidentielle devrait continuer à alimenter les débats.