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Le Maroc lance le chantier de la LGV Kénitra–Marrakech avec ambition et prudence

03 septembre 2025 - 11:01

Les travaux d’infrastructure autour de Casablanca viennent de démarrer pour étendre le réseau à grande vitesse vers Marrakech. Un tournant prometteur, accompagné de défis logistiques notables.

L’Office national des chemins de fer (ONCF) a entamé, début septembre 2025, les travaux visant à prolonger la ligne à grande vitesse (LGV) de Kénitra à Marrakech, prolongeant ainsi l’actuel corridor Tanger–Kénitra. Cette première phase, concentrée entre Mohammedia et Nouaceur, prévoit la création de six voies nouvelles — dont deux pour les TGV, deux pour les trains régionaux et deux pour les dessertes classiques — ainsi que la modernisation de plus de quarante ouvrages ferroviaires.

Le projet inclut de nouvelles gares à grande vitesse, un système de signalisation de dernière génération, neuf centres de maintenance et l’électrification d’environ 600 km de voies. Il s’étalera sur plusieurs étapes entre septembre 2025 et fin 2027. L’ONCF prévient que ces travaux pourront entraîner des fermetures temporaires de certaines gares et des ajustements horaires, mais assure avoir mis en place des dispositifs de communication pour informer les voyageurs.

Cette extension représente la deuxième étape de la stratégie nationale de mobilité ferroviaire rapide, après le lancement officiel par le Roi Mohammed VI en avril 2025. Une fois achevée, elle permettra de relier Tanger à Marrakech en moins de deux heures quarante, consolidant le rôle du Maroc comme pionnier africain du transport ferroviaire à grande vitesse.

Au-delà de la prouesse technique, ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large : renforcer la connectivité interne du pays, préparer l’accueil de la Coupe du Monde 2030 et soutenir l’essor industriel avec la commande de nouveaux trains auprès de partenaires internationaux.

Le chantier Kénitra–Marrakech illustre un choix stratégique : investir massivement dans les infrastructures de transport pour accélérer le développement régional et inscrire le Maroc dans le club des nations qui font de la mobilité rapide un levier de modernité.

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