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Mondial 2026 : Infantino salue la “performance exceptionnelle” du Maroc

06 septembre 2025 - 13:21

Gianni Infantino, président de la FIFA, a salué avec emphase la qualification éclatante du Maroc pour la Coupe du monde 2026, soulignant qu’il s’agit d’une performance exceptionnelle qui confirme l’ascension durable des Lions de l’Atlas parmi les grandes nations du football. Dans un message empreint d’enthousiasme et de reconnaissance, il a insisté sur la portée historique de ce succès, obtenu à deux journées de la fin des éliminatoires, et l’a replacé dans la perspective du centenaire de la Coupe du monde en 2030, moment où le royaume chérifien accueillera la planète entière.

Vendredi soir, au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, la sélection marocaine a offert une démonstration magistrale face au Niger. En s’imposant par cinq buts à zéro, elle a scellé son billet pour les États-Unis, le Canada et le Mexique, là où se jouera la prochaine édition du tournoi planétaire. Ce résultat illustre la solidité d’un collectif désormais habitué aux grands rendez-vous et porté par un entraîneur, Walid Regragui, qui a su transformer l’épopée de 2022 en Qatar en une dynamique durable.

Le message de Gianni Infantino ne relevait pas de la simple politesse protocolaire. « Quelle performance exceptionnelle ! Dima Maghreb », a-t-il écrit sur son compte Instagram avant de publier une vidéo où il rappelait l’exploit des demi-finales au Qatar et exprimait son impatience de voir le Maroc rééditer de nouveaux exploits. En plaçant ces mots dans la bouche du président de la FIFA, l’organisation reconnaît implicitement que le royaume s’est hissé dans un cercle restreint, celui des nations capables de bousculer la hiérarchie mondiale et de représenter tout un continent avec constance.

Au-delà de l’enthousiasme du patron de la FIFA, la portée symbolique de cette qualification mérite d’être soulignée. Le Maroc enchaîne une troisième présence consécutive en phase finale, ce qui témoigne d’une régularité que peu d’équipes africaines peuvent revendiquer. Avec dix-huit points engrangés en six rencontres, la sélection n’a laissé aucune place au doute, affichant une maîtrise qui contraste avec les incertitudes passées. Le message est limpide : les Lions de l’Atlas ne veulent plus se contenter de participer, ils visent à s’installer durablement au sommet.

Cette ambition trouve un écho particulier dans la perspective du Mondial 2030, que le Maroc coorganisera. La parole d’Infantino, en évoquant « un moment tellement spécial pour le football marocain », lie la performance sportive immédiate à un horizon plus large, celui d’un pays devenu hub du football africain et méditerranéen. Les infrastructures, à commencer par le futur stade de Casablanca et le projet de Dakhla, ainsi que la dynamique populaire incarnée par le public, traduisent une volonté nationale de s’imposer sur la scène internationale.

Il convient aussi de rappeler que la performance ne se limite pas aux chiffres d’un score flatteur. Elle s’enracine dans une continuité : la génération actuelle, portée par Achraf Hakimi, Yassine Bounou ou Sofyan Amrabat, a su conjuguer expérience européenne et identité marocaine, et incarner un football qui séduit autant par sa rigueur défensive que par sa créativité offensive. Cette combinaison, déjà admirée en 2022, trouve aujourd’hui sa confirmation.

La qualification du Maroc au Mondial 2026 n’est donc pas seulement une étape de plus, elle s’apparente à un acte fondateur. Elle confirme que le football marocain n’est plus en marge des grandes scènes, mais bien au cœur du jeu mondial. Elle symbolise aussi la capacité d’un pays à se projeter dans l’avenir, à conjuguer ses ambitions sportives avec un projet d’ensemble, où l’organisation de compétitions majeures et la formation des jeunes générations occupent une place centrale.

En célébrant cette victoire, Gianni Infantino a mis des mots sur une réalité que les supporters connaissent déjà : le Maroc n’est plus un invité surprise, il est devenu un acteur incontournable. À l’heure où le ballon roule vers l’Amérique du Nord, le royaume peut rêver légitimement d’aller encore plus loin et d’offrir à son peuple, ainsi qu’au continent africain, des émotions à la hauteur de ses ambitions.

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