Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a annoncé ce jeudi le déploiement de « ressources policières supplémentaires » autour des synagogues du pays, après l’attaque meurtrière survenue devant un lieu de culte à Manchester lors de Yom Kippour. Deux personnes ont été tuées et au moins trois autres grièvement blessées dans ce qui est traité comme un possible attentat terroriste.
L’attaque s’est produite à l’extérieur de la synagogue de la Congrégation Hébraïque de Heaton Park, dans le quartier de Crumpsall, au nord de la ville. Selon les premiers éléments, un agent de sécurité a été poignardé avant qu’un véhicule ne percute des fidèles à proximité du site. L’auteur présumé aurait été abattu par la police, bien que sa mort ne soit pas encore confirmée en raison de la présence « d’objets suspects » sur son corps.
Keir Starmer, de retour en urgence de Copenhague où il participait à un sommet européen, doit présider une réunion du comité de crise COBRA afin d’évaluer des mesures supplémentaires. Il a déclaré vouloir faire « tout ce qui est nécessaire pour protéger la communauté juive ».
Les autorités locales, dont le maire de Manchester Andy Burnham, ont exprimé leur soutien aux victimes et salué l’intervention rapide des forces de l’ordre. Le roi Charles III et la reine Camilla se sont dits « profondément choqués et attristés », soulignant la gravité de l’attaque en ce jour central du calendrier juif.
La police du Grand Manchester a demandé aux habitants d’éviter la zone, tandis que l’enquête se poursuit pour déterminer la nature exacte de l’attentat et le profil de l’assaillant. Les premières réactions politiques appellent à une vigilance renforcée face à la montée des violences antisémites au Royaume-Uni et en Europe.