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Sahara marocain : Washington condamne les attaques du Polisario contre Smara et hausse le ton

08 mai 2026 - 10:36

Les États-Unis ont condamné, vendredi, les attaques revendiquées par le Front Polisario contre la ville de Smara, dans le sud du Maroc, estimant que ces actes compromettent les efforts de paix et menacent la stabilité régionale. Cette prise de position marque un nouveau durcissement du ton américain dans le dossier du Sahara marocain.

Dans un message publié sur la plateforme X par la Mission américaine auprès des Nations unies, puis relayé par l’ambassade des États-Unis à Alger, Washington a déclaré que « le statu quo au Sahara occidental ne sert les intérêts de personne et ne peut pas continuer ».

Le message américain intervient au lendemain de tirs de projectiles signalés dans les environs de Smara. Les autorités marocaines ont indiqué qu’une femme avait été blessée lors de ces attaques, revendiquées par les médias du Polisario. Des équipes de la MINURSO se sont rendues sur les lieux afin d’inspecter les points d’impact et de recueillir des éléments techniques.

La Mission américaine auprès de l’ONU a également affirmé condamner « les attaques du Front Polisario à Smara », soulignant que « cette violence menace la stabilité régionale et les progrès réalisés vers la paix ».

Cette réaction s’inscrit dans une évolution plus large de la position américaine sur le dossier du Sahara. Depuis l’adoption, le 31 octobre 2025, de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, rédigée par les États-Unis, Washington défend une approche plus affirmée en faveur d’une solution politique fondée sur l’initiative marocaine d’autonomie.

La résolution 2797 considère en effet le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme la seule base sérieuse, crédible et durable pour parvenir à un règlement du différend régional autour du Sahara marocain.

Au cours des derniers mois, l’administration américaine a multiplié les signaux de soutien à Rabat, tout en accentuant la pression diplomatique sur le Polisario. En février dernier, les États-Unis avaient notamment facilité à Madrid des discussions réunissant le Maroc, le Polisario, l’Algérie et la Mauritanie sous l’égide des Nations unies.

Parallèlement, plusieurs responsables politiques américains ont appelé à un examen plus strict des activités du Polisario, certains élus républicains allant jusqu’à demander son inscription sur la liste des organisations terroristes étrangères.

La diffusion du message américain par l’ambassade des États-Unis à Alger a également retenu l’attention des observateurs, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes autour du dossier du Sahara et par une crispation durable des relations entre le Maroc et l’Algérie.

Pour Rabat, cette nouvelle position américaine constitue un soutien diplomatique supplémentaire à son initiative d’autonomie, tandis que les appels internationaux à une désescalade et à une reprise du processus politique sous l’égide de l’ONU se multiplient.

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