Le géant énergétique saoudien Aramco a annoncé dimanche une hausse de 25,5 % de son bénéfice net au premier trimestre, portée par l’envolée des prix du pétrole dans un contexte de fortes tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
Dans un communiqué publié à la Bourse saoudienne, le groupe a indiqué avoir réalisé un bénéfice net de 120,13 milliards de riyals saoudiens (environ 32,04 milliards de dollars), contre 95,68 milliards de riyals à la même période l’année précédente.
Aramco explique cette progression par l’augmentation des revenus liés aux ventes de pétrole et de produits dérivés, malgré la hausse des coûts d’exploitation.
L’offensive lancée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran a provoqué de profondes perturbations sur les marchés énergétiques mondiaux. La fermeture du détroit d’Ormuz par Téhéran — passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième de la consommation mondiale d’hydrocarbures — a fortement réduit l’approvisionnement et entraîné une flambée des prix du brut.
Le baril de Brent, référence mondiale, a atteint en moyenne près de 100 dollars en mars, contre environ 70 dollars avant le conflit, avec des pics avoisinant les 120 dollars.
Dès le mois de mars, Aramco avait mis en garde contre les conséquences « catastrophiques » que cette guerre pourrait avoir sur le marché pétrolier mondial.
Malgré le blocage maritime dans le Golfe, le groupe saoudien est parvenu à maintenir ses exportations grâce à son immense oléoduc est-ouest reliant les installations pétrolières du Golfe aux terminaux de la mer Rouge.
La volatilité des marchés de l’énergie a également profité à d’autres majors du secteur. Fin avril, le groupe français TotalEnergies avait lui aussi annoncé une hausse de 51 % de son bénéfice trimestriel.
Les États du Golfe, fortement dépendants des hydrocarbures, ont par ailleurs été touchés par des attaques iraniennes visant des infrastructures énergétiques et civiles, en représailles aux frappes américaines et israéliennes contre l’Iran.