Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé ce lundi son soutien au gouvernement espagnol pour la gestion de l’évacuation des passagers du navire de croisière MV Hondius, après l’apparition d’un foyer de hantavirus à bord.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, Guterres a également salué le rôle joué par l’Organisation mondiale de la santé ainsi que par les différentes autorités sanitaires mobilisées dans cette opération menée à Tenerife.
« Même si le risque actuel pour la santé publique demeure faible, il est essentiel que les mesures sanitaires internationales garantissent la sécurité de tous, y compris celle des passagers et de l’équipage du MV Hondius », a déclaré le chef des Nations unies.
Au total, 94 passagers ont débarqué dimanche au port de Granadilla, dans le sud de Tenerife, dans le cadre d’un important dispositif sanitaire. Selon les autorités espagnoles, environ 70 d’entre eux ont déjà rejoint — ou sont en train de rejoindre — leurs pays respectifs via sept vols internationaux, tandis que les autres doivent quitter l’île ce lundi.
De son côté, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a assuré que le risque de transmission du hantavirus lié à cet épisode restait « faible », tout en précisant que les pays d’origine des passagers appliquaient des mesures de précaution et de surveillance sanitaire.
Le MV Hondius, connu pour ses croisières d’expédition polaire et scientifique, s’est retrouvé au centre de l’attention internationale après la détection de plusieurs cas suspects à bord, entraînant une coordination sanitaire entre l’Espagne, l’OMS et plusieurs représentations diplomatiques.
Le hantavirus est une maladie virale transmise principalement par les rongeurs. Certaines formes peuvent provoquer de graves complications respiratoires, même si la transmission entre humains reste très rare selon les autorités sanitaires internationales.