La Chambre des représentants a adopté à l’unanimité, lundi, 22 projets de loi portant approbation d’accords internationaux, confirmant l’orientation africaine de la diplomatie marocaine. Le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a souligné que près des deux tiers de ces accords concernent directement le continent africain, dans le cadre de la stratégie impulsée par S. M. le Roi Mohammed VI.
Les textes approuvés comprennent 17 accords bilatéraux et cinq conventions multilatérales, couvrant des domaines aussi variés que la coopération économique, les transports, la fiscalité, la justice, la logistique ou encore la défense.
Une forte dimension africaine
Lors de la présentation des accords devant les députés, Nasser Bourita a précisé que les conventions bilatérales s’articulent autour de trois axes principaux : économique, judiciaire et militaire.
Dans le volet économique figurent notamment des accords douaniers avec la Guinée-Bissau, des conventions fiscales avec le Tchad et le Burundi, ainsi que des accords portant sur le transport de marchandises et de passagers, les services aériens ou encore la coopération logistique.
Sur le plan judiciaire, plusieurs textes concernent l’entraide pénale, l’extradition et le transfèrement de personnes condamnées avec des pays tels que le Malawi, l’Arabie saoudite et l’Autriche.
Trois accords de coopération militaire ont également été conclus avec le Burkina Faso, le Cameroun et l’Azerbaïdjan.
Rabat renforce son statut de capitale diplomatique africaine
Concernant les conventions multilatérales, le chef de la diplomatie marocaine a mis en avant trois accords relatifs à l’installation à Rabat des sièges de plusieurs organisations africaines régionales.
Selon Bourita, cette dynamique s’inscrit dans la volonté de faire de la capitale marocaine un centre diplomatique africain majeur. Il a rappelé que le Maroc accueille aujourd’hui 42 ambassades africaines sur les 53 États du continent, ainsi que 15 organisations africaines ayant leur siège à Rabat.
Le ministre a également souligné que 40 % des accords approuvés ont été signés à Laâyoune et Dakhla, illustrant, selon lui, le rôle croissant des provinces du Sud dans la diplomatie marocaine.
Une diplomatie pragmatique
Nasser Bourita a insisté sur la dimension économique de ces accords, qui représentent près de la moitié des textes adoptés, tout en rappelant leur impact sur les questions consulaires touchant les Marocains résidant à l’étranger.
« Dans la doctrine diplomatique marocaine définie par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, les accords internationaux ne constituent pas une fin en soi, mais un instrument au service d’une diplomatie pragmatique », a affirmé le ministre.
Selon lui, l’objectif n’est pas de multiplier les signatures, mais de garantir la mise en œuvre effective des engagements et de produire des résultats concrets sur les plans diplomatique, économique, sécuritaire et consulaire.