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Palestine : Paris condamne les attaques d’un ministre israélien contre Macron et Barrot

08 septembre 2026 - 08:46

La France a vivement réagi aux propos du ministre israélien Amichai Chikli visant Emmanuel Macron et Jean-Noël Barrot. Paris dénonce des déclarations « inacceptables », accuse le responsable israélien de déformer sa position à des fins politiques et réaffirme son engagement en faveur de la solution à deux États.

La tension verbale monte entre Paris et certains membres du gouvernement israélien sur la question palestinienne. Le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères a condamné les propos tenus par Amichai Chikli à l’encontre du président Emmanuel Macron et du chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot.

Dans un communiqué publié lundi, le Quai d’Orsay estime que le ministre israélien a mis en cause les deux responsables français en des termes « injurieux », jugeant ces propos « inacceptables » et incompatibles avec les règles du dialogue entre États.

La polémique fait suite à des déclarations de Jean-Noël Barrot mettant en avant l’action menée par Paris en faveur de la question palestinienne depuis le 7 octobre 2023. Amichai Chikli a vivement réagi, s’en prenant personnellement au ministre français ainsi qu’à Emmanuel Macron.

La réponse française dépasse cependant la seule défense de ses dirigeants. Paris accuse le ministre israélien de « déformation » et d’« instrumentalisation à des fins politiques » de la position française, estimant que l’utilisation de la mémoire des victimes du 7 octobre dans cette polémique est particulièrement déplacée.

Le Quai d’Orsay rappelle que la France a condamné sans ambiguïté les attaques du 7 octobre, au cours desquelles plus de cinquante ressortissants français ont perdu la vie. Paris souligne également avoir porté, avec l’Arabie saoudite, la Déclaration de New York, endossée en septembre 2025 par 142 États à l’Assemblée générale de l’ONU. Le texte condamne les attaques du 7 octobre, appelle au désarmement du Hamas et à son exclusion de la gouvernance de Gaza.

Dans le même temps, la France assume pleinement son soutien aux droits nationaux palestiniens. Après avoir reconnu officiellement l’État de Palestine en septembre 2025, Paris continue de défendre la solution à deux États comme la seule perspective susceptible de garantir à la fois la sécurité et l’intégration régionale d’Israël et les aspirations légitimes du peuple palestinien à la dignité et à la liberté.

L’incident révèle ainsi une divergence politique devenue difficile à dissimuler. Pour Paris, condamner le 7 octobre et défendre la sécurité d’Israël ne signifie pas renoncer à la reconnaissance des droits palestiniens. C’est précisément autour de cette articulation que les relations avec le gouvernement israélien connaissent depuis plusieurs mois des tensions récurrentes.

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