À deux semaines des élections législatives, le dispositif d’observation prend forme. La Commission spéciale d’accréditation a retenu 26 associations et institutions nationales ainsi que 30 instances et organisations internationales. Au total, 3.006 observatrices et observateurs participeront au suivi du processus électoral, avec pour mission d’en évaluer le déroulement dans le respect des principes d’indépendance, de neutralité et d’impartialité.
Au terme de deux réunions tenues les 4 et 7 septembre sous la présidence d’Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), 3.006 observatrices et observateurs ont été mobilisés.
Selon les données communiquées par le CNDH, 783 observateurs relèvent directement du Conseil, tandis que 2.023 ont été proposés par des associations non gouvernementales marocaines. Le dispositif comprend également la participation de 30 instances et organisations internationales.
Le site officiel consacré à l’observation électorale confirme que le scrutin pour l’élection des membres de la Chambre des représentants aura lieu le 23 septembre et que le processus d’accréditation est encadré par la loi n°30-11 relative à l’observation indépendante et neutre des élections.
Observer bien au-delà du jour du vote
La mission des observateurs ne se limite pas aux bureaux de vote. Le cadre juridique marocain leur permet notamment de suivre les campagnes électorales, d’assister aux rassemblements publics, d’accéder aux bureaux de vote et aux commissions de recensement et d’observer le scrutin, le dépouillement ainsi que la proclamation des résultats.
Ils sont parallèlement soumis à des obligations strictes : neutralité, impartialité, non-ingérence dans les opérations électorales, respect du secret du vote et interdiction d’influencer le libre choix des électeurs. Ils doivent également s’abstenir de communiquer publiquement leurs appréciations avant la clôture du processus et la proclamation des résultats définitifs.
Cette présence constitue ainsi un élément du dispositif de transparence entourant les législatives. L’enjeu sera de disposer, au-delà des chiffres de participation ou des résultats des partis, d’une appréciation documentée des conditions dans lesquelles la compétition électorale s’est déroulée.
Avec plus de 3.000 observateurs nationaux et internationaux annoncés, les élections du 23 septembre feront donc l’objet d’un suivi important. Mais la portée réelle de l’exercice se mesurera surtout à la qualité des observations recueillies et des rapports qui en découleront : l’observation électorale n’a de sens que si elle permet d’identifier les progrès accomplis, mais aussi les éventuelles insuffisances à corriger lors des prochains scrutins.