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Législatives du 23 septembre : les walis et gouverneurs rappellent aux candidats les règles du jeu

10 septembre 2026 - 07:43

À la veille du lancement officiel de la campagne électorale, les walis des régions et les gouverneurs des préfectures et provinces ont réuni les mandataires de listes et les représentants des partis pour rappeler les règles encadrant la compétition. Affichage, réunions publiques, cortèges, utilisation de haut-parleurs ou encore occupation des espaces publics : l’administration veut éviter les dérapages et garantir, au moins sur le plan réglementaire, l’égalité entre les candidats.

À quelques heures du coup d’envoi de la campagne pour les élections législatives du 23 septembre 2026, les autorités territoriales ont multiplié les réunions avec les candidats et les représentants des formations politiques.

Selon les informations rapportées par Alyaoum24, ces rencontres avaient pour objectif de rappeler les dispositions légales et réglementaires applicables durant la campagne, notamment celles issues de la réforme de la loi organique relative à la Chambre des représentants. La loi organique n° 53.25 modifie en effet le cadre antérieur fixé par la loi n° 27.11. Le Secrétariat général du gouvernement confirme que ce texte fait désormais partie du corpus électoral en vigueur.

À Casablanca, le wali Mohamed Mhidia a notamment réuni les candidats, les mandataires de listes et les responsables provinciaux des différents partis, en présence des gouverneurs concernés, alors que s’achevait la phase de dépôt des candidatures.

Affichage, meetings, cortèges : un cadre strict

Les autorités ont insisté sur le respect des règles relatives à l’affichage électoral, à la distribution de tracts, aux réunions et rassemblements, aux cortèges, à l’utilisation des haut-parleurs ainsi qu’aux espaces autorisés pour la propagande.

Le cadre légal marocain prévoit déjà des sanctions en cas d’affichage hors des emplacements autorisés, de propagande pour des candidatures non enregistrées ou encore de distribution de documents électoraux par des agents publics dans l’exercice de leurs fonctions.

L’objectif affiché est double : garantir l’égalité des chances entre les concurrents et protéger la liberté du choix des électeurs.

Mais, au-delà des textes, l’enjeu réel sera celui de leur application uniforme. Dans une campagne où les accusations d’utilisation des moyens publics, de pression locale ou d’influence par l’argent reviennent régulièrement dans le débat politique, la crédibilité du scrutin dépendra moins de la multiplication des rappels administratifs que de la capacité à sanctionner effectivement les infractions lorsqu’elles sont constatées.

L’administration sous observation

Ces réunions montrent également le rôle central que continue de jouer l’administration territoriale dans l’organisation des élections marocaines.

Ce rôle peut être décisif pour garantir la régularité des opérations, à condition qu’il reste strictement encadré par le principe de neutralité. À l’approche du scrutin, les partis et les candidats observeront donc avec attention le comportement des autorités locales et la manière dont elles traiteront les éventuels litiges durant la campagne.

La séquence qui s’ouvre sera particulièrement sensible. Après le dépôt des candidatures et avant le vote du 23 septembre, les prochaines journées détermineront non seulement le rapport de forces entre les partis, mais aussi la perception qu’auront les citoyens de la qualité de la compétition électorale.

Dans ce contexte, le rappel des règles n’est qu’une première étape. Le véritable test commencera dès l’ouverture de la campagne : faire en sorte que les mêmes règles s’appliquent à tous, sans favoritisme ni tolérance sélective.

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