JD Vance lors de la convention républicaine organisée à Dallas, au Texas. Photo : AFP.
Le vice-président américain a qualifié les démocrates de « parti de la haine » lors de la convention républicaine de Dallas. Salué par Donald Trump, il s’impose comme l’une des principales figures de la campagne pour les élections de mi-mandat et comme un possible prétendant à la Maison-Blanche en 2028.
Le vice-président américain JD Vance a lancé, jeudi à Dallas, une violente charge contre les démocrates, les qualifiant de « parti de la haine » lors d’une convention destinée à mobiliser l’électorat républicain avant les élections législatives du 3 novembre.
Accueilli aux cris de « JD ! JD ! » par les militants réunis à l’American Airlines Center, le vice-président a accusé ses adversaires de mépriser les États-Unis ainsi que les citoyens qui ont, selon lui, contribué à bâtir le pays.
« Cet automne, les démocrates présentent des candidats qui diront à vos enfants ce qu’ils ont le droit de dire, comment ils ont le droit de vivre et, surtout, qui ils doivent haïr », a-t-il déclaré.
Mobiliser l’électorat conservateur
L’intervention de Vance s’est inscrite dans la ligne dominante de la convention, largement consacrée à la dénonciation d’un Parti démocrate présenté par les orateurs républicains comme dangereusement radical.
Le vice-président a opposé les valeurs familiales et traditionnelles revendiquées par son camp à celles de ce qu’il appelle la « gauche radicale ». Il a également estimé que les divergences internes de la coalition républicaine étaient secondaires face aux divisions qui traversent, selon lui, le camp démocrate.
Cette offensive illustre toutefois la forte polarisation de la campagne. En accusant collectivement les démocrates d’incarner la haine, Vance reprend lui-même une rhétorique de confrontation qui ne distingue ni les différentes sensibilités du parti ni leurs positions respectives.
Donald Trump, monté sur scène après son vice-président, a chaleureusement salué sa prestation. Le président a ensuite appelé ses partisans à voter lors des législatives comme si son propre nom figurait encore sur les bulletins.
« Vous devez faire comme si j’étais sur le bulletin de vote », a insisté Trump, alors que les républicains risquent de perdre leur majorité au Congrès.
La succession de Trump en arrière-plan
D’après les projections de Decision Desk HQ citées par l’AFP, les démocrates pourraient reprendre la Chambre des représentants, tandis que le Sénat serait partagé à égalité entre les deux partis.
Trump a également renouvelé sa promesse de verser 5 000 dollars à chaque adulte américain si les républicains conservent les deux chambres. Baptisée « dividende Trump », cette proposition soulève de nombreuses interrogations sur son financement et nécessiterait une autorisation du Congrès pour être appliquée.
Au-delà des élections de novembre, la convention a donné à JD Vance l’occasion de consolider sa place au sein du mouvement trumpiste. Son discours, l’accueil enthousiaste des militants et les compliments du président renforcent son statut de possible candidat républicain à l’élection présidentielle de 2028.
Vance affirme qu’il ne prendra aucune décision avant les législatives. Son intervention à Dallas montre néanmoins qu’il se prépare déjà à jouer un rôle déterminant dans l’avenir du Parti républicain.