La plainte, déposée contre plusieurs personnes dont le député Mohamed Chouki, porte sur des allégations de pressions, de chantage et de menaces durant la campagne électorale de 2021.
Le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Fès a annoncé, samedi 12 septembre, la poursuite de l’examen d’une plainte déposée par l’ancien député et ancien président de la commune d’Oulad Taïeb, Rachid El Faïq, alors détenu à la prison locale de Ras El Ma. Cette décision intervient après une conférence de presse organisée par l’un de ses avocats, au cours de laquelle de nouveaux détails auraient été communiqués.
Dans un communiqué, le parquet précise que la plainte, introduite le 23 juin 2025, évoquait des faits présumés de chantage, de pressions et de menaces d’emprisonnement lors de la campagne électorale de 2021. Elle visait plusieurs personnes, parmi lesquelles le député Mohamed Chouki. Ces accusations relèvent de la plainte et ne préjugent pas de leur établissement judiciaire.
Selon le parquet, un substitut du procureur général s’est rendu à trois reprises à l’établissement pénitentiaire pour entendre le plaignant et lui demander de préciser ses allégations et de fournir les éléments susceptibles de les étayer.
Le 8 août 2025, Rachid El Faïq aurait indiqué ne pas être en état de s’exprimer en raison de sa fatigue. Le 11 août, il aurait de nouveau refusé de faire une déclaration, expliquant vouloir consulter sa défense. Lors de la troisième tentative, le 17 août, il aurait invoqué sa grève de la faim pour ne pas répondre aux questions concernant sa plainte.
Le parquet estime que la plainte initiale ne contenait pas de détails ni de preuves permettant d’étayer les accusations. Le 29 août 2025, elle a donc fait l’objet d’un classement provisoire, motivé par l’absence de confirmation des faits par le plaignant. Le communiqué ajoute que celui-ci aurait refusé de recevoir la notification de cette décision.
Le 14 juillet 2026, la défense de Rachid El Faïq a demandé le retrait de la plainte du classement provisoire. Le parquet indique avoir maintenu sa décision, faute d’éléments nouveaux ou de moyens de preuve.
Toutefois, les déclarations faites lors de la récente conférence de presse de la défense ont, selon le procureur général du Roi, apporté des informations qui ne figuraient pas dans le dossier initial. Le parquet affirme désormais qu’il poursuivra les vérifications et prendra les suites légales appropriées au regard des résultats de cette démarche.