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Pêche au poulpe : la biomasse progresse de 27 % par rapport à la moyenne de la dernière décennie

13 septembre 2026 - 07:53

Les évaluations de l’INRH font état d’une hausse de 13 % par rapport à 2025. Les résultats de la campagne d’été confirment une dynamique favorable, malgré la mise en repos biologique de la pêcherie.

Le stock de poulpe montre des signes d’amélioration au Maroc. Selon le Secrétariat d’État chargé de la Pêche maritime, les évaluations réalisées par l’Institut national de recherche halieutique (INRH) font apparaître une hausse de 13 % de la biomasse par rapport à 2025 et de 27 % comparativement à la moyenne des dix dernières années.

Pour les autorités, cette évolution traduit l’efficacité des mesures adoptées ces dernières années : adaptation de l’effort de pêche, encadrement des périodes et des niveaux d’exploitation, ainsi que protection des zones et des phases nécessaires au renouvellement du stock.

La campagne 2026 a été conduite avec une augmentation maîtrisée des possibilités de capture et une révision des quotas selon les avis scientifiques. Au 3 septembre, les indicateurs disponibles faisaient ressortir une dynamique positive dans les différents segments de la pêcherie.

À Dakhla, la pêche artisanale a enregistré une hausse de 11 % de la production par rapport à 2025, avec 90 % du quota attribué déjà réalisé. À Boujdour, la production artisanale a progressé de 5 %, pour un taux de réalisation de 83 % du quota.

La pêche côtière au sud de Sidi El Ghazi a, pour sa part, enregistré une progression de 24 % de la production et atteint 72 % du quota. Dans la pêche hauturière, le taux de réalisation s’élevait à 57 % après les neuf premières semaines de la campagne.

Ces résultats positifs ne remettent pas en cause la nécessité d’une gestion prudente. La pêche au poulpe a été suspendue sur l’ensemble du littoral national à partir du 10 septembre et jusqu’au 15 décembre, dans le cadre du repos biologique destiné à protéger la ressource et à favoriser sa reconstitution.

Cette interruption pourra être réévaluée à la lumière du suivi scientifique de l’INRH. La forte présence de juvéniles observée dans certaines captures avait d’ailleurs conduit les scientifiques à recommander un arrêt anticipé de l’activité dans les zones les plus sensibles.

L’amélioration de la biomasse constitue un signal encourageant pour les professionnels de la filière. Elle confirme toutefois l’importance de maintenir les quotas, de préserver les périodes de reproduction et d’ajuster la gestion aux données scientifiques afin d’assurer la durabilité de cette ressource stratégique.

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