Les grands barrages relevant de l’Agence du bassin hydraulique du Loukkos affichaient, au 14 septembre, un taux de remplissage global de 78,3 %, avec plus de 1,53 milliard de mètres cubes d’eau stockés. Cette moyenne masque toutefois d’importants écarts entre les différents ouvrages.
Dans la zone du Loukkos, le barrage Oued El Makhazine, situé dans la province de Larache et considéré comme le plus grand de la région, contenait 488,3 millions de mètres cubes, soit un taux de remplissage de 70 %. Le barrage Dar Khrofa affichait une situation plus favorable, avec 428,9 millions de mètres cubes et un taux de 90 %.
Dans la préfecture de Tanger-Assilah, les réserves du barrage 9-Avril atteignaient 216,4 millions de mètres cubes, correspondant à un taux de remplissage de 70 %. Le barrage Ibn Battouta se situait, quant à lui, à 43 %, avec un volume stocké de 12,6 millions de mètres cubes.
Dans la province de Tétouan, le barrage Charif Al Idrissi affichait un taux de 87 %, pour des réserves estimées à 116,8 millions de mètres cubes. Les barrages Nakhla et Smir atteignaient respectivement 62 %, avec 2,6 millions de mètres cubes, et 83 %, avec 37,5 millions de mètres cubes.
Le barrage Moulay Hassan Ben El Mehdi, situé dans la province de Fahs-Anjra, était rempli à 83 %, avec 24,7 millions de mètres cubes. Celui de Tanger Med atteignait 88 %, soit un volume de 20,1 millions de mètres cubes. Le barrage de Chefchaouen disposait pour sa part de 9,2 millions de mètres cubes, correspondant à un taux de 79 %.
La situation demeure nettement moins favorable dans la province d’Al Hoceïma. Le barrage Abdelkrim El Khattabi ne contenait que 3,7 millions de mètres cubes, avec un taux de remplissage de 35 %, tandis que celui de Joumoua affichait 1,1 million de mètres cubes, soit seulement 20 % de sa capacité.
Ces données, publiées par la plateforme ministérielle « Maa Dialna », témoignent d’une situation globalement confortable à l’échelle du bassin du Loukkos, mais aussi de fortes disparités territoriales qui appellent une vigilance particulière dans les zones où les réserves restent limitées.