>

À New York, Nasser Bourita réaffirme la position du Maroc contre les groupes armés non étatiques

22 septembre 2026 - 08:51

Le ministre marocain des Affaires étrangères a appelé la communauté internationale à renforcer la lutte contre le financement, l’armement et les soutiens extérieurs dont bénéficient certains groupes armés, tout en soulignant la responsabilité des États qui les parrainent.

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a réaffirmé lundi à New York la position constante du Maroc condamnant les groupes armés non étatiques.

Le ministre s’exprimait lors d’une réunion de haut niveau consacrée aux « Défis posés par les groupes armés non étatiques », organisée par le Conseil de coopération du Golfe (CCG) en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies.

À cette occasion, M. Bourita a condamné les actes criminels attribués aux milices houthies contre le Royaume d’Arabie saoudite, ainsi que les attaques iraniennes visant, selon lui, la sécurité et la stabilité des États membres du CCG.

Il a également dénoncé les actes qui menacent la liberté de navigation dans les voies maritimes stratégiques dans le but d’exercer un chantage ou de servir les intérêts de parties tierces.

Une menace qui dépasse les frontières

Le chef de la diplomatie marocaine a souligné le caractère de plus en plus urgent de la question des groupes armés non étatiques. Selon lui, ces acteurs sont devenus des structures sophistiquées, capables d’exploiter les fragilités nationales, de franchir les frontières et de relier plusieurs théâtres de conflit.

Il a notamment insisté sur l’ampleur de la menace en Afrique, où près de 24.000 décès auraient été liés, au cours des douze derniers mois, à des violences perpétrées par des groupes armés.

M. Bourita a également mis en garde contre la convergence croissante entre groupes terroristes, mouvements séparatistes et réseaux criminels. Il a dénoncé, dans ce contexte, le recours à la « guerre par procuration », certains États s’appuyant sur des groupes armés pour poursuivre leurs objectifs stratégiques.

Ces acteurs bénéficieraient parfois d’un refuge ou d’un soutien extérieur, en violation du droit international et des principes consacrés par la Charte des Nations unies.

Renforcer la responsabilité des États parrains

Face à cette évolution, le ministre marocain a appelé la communauté internationale à intervenir à un stade précoce et à approfondir la coopération contre le financement des groupes armés, les transferts d’armes, les trafics illicites et les soutiens extérieurs dont ils peuvent bénéficier.

Il a également plaidé pour un renforcement de l’obligation de rendre des comptes et pour la fermeture des brèches permettant à des groupes agissant par procuration d’opérer en toute impunité.

Selon M. Bourita, la responsabilité juridique, politique et morale des États qui parrainent ces groupes doit être pleinement engagée, d’autant que ces mêmes acteurs tirent souvent profit de leurs activités déstabilisatrices.

En conclusion, le ministre a souligné que la responsabilité collective ne devait pas se limiter à contenir ces groupes. Elle doit également viser à les empêcher de façonner les conflits futurs et à préserver, avec détermination, la souveraineté et l’intégrité territoriale des États, ainsi que la sécurité et la dignité de leurs populations.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *