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Pétrole : le Brent repasse au-dessus de 103 dollars sur fond de tensions entre Washington et Téhéran

24 septembre 2026 - 09:04

Après un début de séance en baisse, le brut de référence européen gagne 0,6 %, à 103,70 dollars le baril. Les échanges tendus entre les dirigeants américain et iranien ravivent les inquiétudes des marchés.

Les cours du pétrole repartent à la hausse ce jeudi 24 septembre, dans un contexte de regain des tensions diplomatiques entre les États-Unis et l’Iran. À 6 h 45 GMT, le baril de Brent pour livraison en novembre progressait de 0,6 % sur le marché à terme de Londres, pour atteindre 103,70 dollars.

Après avoir ouvert la séance en territoire négatif, le brut de référence européen a inversé la tendance et se rapproche désormais du seuil des 104 dollars. La veille, il avait déjà bondi de près de 4 %, franchissant à nouveau la barre symbolique des 100 dollars.

Cette nouvelle hausse intervient après un échange de déclarations particulièrement tendu entre Donald Trump et son homologue iranien, Massoud Pezeshkian, qui a dissipé une partie de l’optimisme suscité ces derniers jours par la perspective d’une reprise du dialogue entre Washington et Téhéran.

Devant l’Assemblée générale des Nations unies, mercredi, le président iranien a affirmé que son pays ne céderait pas aux pressions américaines. Il a également rejeté les accusations de terrorisme formulées par Donald Trump, présentant l’Iran comme une victime du terrorisme.

La veille, le président américain avait évoqué devant l’ONU une décision majeure à prendre entre la confrontation avec Téhéran et la conclusion d’un éventuel accord, dont les perspectives demeurent incertaines.

Malgré cette escalade verbale, le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a réaffirmé la disponibilité de Washington à poursuivre les négociations avec l’Iran. Il a toutefois reconnu que les discussions organisées cette semaine entre les délégations des deux pays n’avaient pas permis d’enregistrer d’avancées majeures.

Sur les marchés pétroliers, ces tensions alimentent les inquiétudes concernant une éventuelle escalade régionale et ses répercussions sur l’approvisionnement mondial en hydrocarbures. La trajectoire des cours reste ainsi étroitement liée aux prochaines initiatives diplomatiques entre les deux capitales.

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