>

Sénatoriales : le RN franchit un cap historique et obtient son premier groupe au Sénat

28 septembre 2026 - 09:56

Le Rassemblement national a fortement renforcé sa présence au Palais du Luxembourg lors des élections sénatoriales de dimanche. Avec neuf nouveaux élus, qui s’ajoutent à ses trois sénateurs de 2023, le parti dispose désormais de douze sièges et franchit, à lui seul, le seuil nécessaire pour constituer un groupe. Avec le renfort attendu de trois élus de l’UDR d’Éric Ciotti, celui-ci pourrait compter quinze membres.

Les élections sénatoriales du 27 septembre marquent une étape inédite pour le Rassemblement national. Longtemps marginal dans une Chambre haute traditionnellement dominée par la droite et le centre, le parti de Marine Le Pen et Jordan Bardella y disposera désormais, pour la première fois, de son propre groupe parlementaire.

Neuf candidats du RN ont été élus dimanche. Ils rejoignent les trois sénateurs obtenus en 2023, portant à douze le nombre d’élus du parti. Trois sénateurs de l’Union des droites pour la République (UDR), formation dirigée par Éric Ciotti et alliée au RN, devraient également rejoindre le futur groupe.

Cette nouvelle configuration permettra au RN de bénéficier de moyens parlementaires supplémentaires : davantage de temps de parole, une représentation dans les instances du Sénat, des moyens humains et matériels propres ainsi que la possibilité de disposer de créneaux réservés pour inscrire ses propositions à l’ordre du jour.

Une implantation locale qui se traduit au Sénat

La progression du RN est particulièrement visible dans le sud-est de la France, notamment dans le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, le Gard et l’Hérault. Le parti obtient également des élus en Gironde et en Seine-Maritime.

Le scrutin sénatorial repose sur un suffrage indirect : les sénateurs sont élus principalement par des représentants des collectivités territoriales. Les résultats constituent donc aussi un indicateur de l’implantation locale des différentes formations politiques.

Marine Le Pen a qualifié le résultat de « victoire historique », tandis que Jordan Bardella a souligné la progression territoriale de son parti. Le président du RN a également appelé des élus issus de la droite traditionnelle à se rapprocher de sa formation.

La droite et le centre conservent la majorité

La progression du RN ne bouleverse toutefois pas l’équilibre général du Palais du Luxembourg. Les Républicains restent la première force du Sénat et la droite conserve la majorité avec ses alliés centristes.

Le scrutin a également été marqué par l’entrée de La France insoumise au Sénat, avec l’élection de son premier représentant.

Au total, 178 des 348 sièges de sénateurs étaient renouvelés dimanche. Les sénateurs sont élus pour six ans et la moitié environ de la Chambre haute est renouvelée tous les trois ans.

Ces élections revêtent une dimension politique particulière : elles constituent le dernier scrutin national avant l’élection présidentielle française du printemps 2027.

Partager l'article

Partagez vos idées

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *