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Le Maroc veut faciliter l’inscription des étudiants africains dans ses universités

30 septembre 2026 - 09:20

Le ministère de l’Enseignement supérieur appelle les universités publiques à accélérer le traitement des candidatures des étudiants internationaux, avec une attention particulière accordée aux étudiants africains. La nouvelle procédure pour l’année universitaire 2026-2027 prévoit davantage de souplesse dans l’examen des dossiers, un suivi numérique renforcé et une amélioration des dispositifs d’accueil et d’intégration.

Le Maroc entend faciliter davantage l’accès des étudiants étrangers, notamment africains, à ses universités publiques. Une note du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique adressée aux présidents d’université fixe une série de mesures pour la gestion des candidatures et des inscriptions au titre de l’année universitaire 2026-2027.

L’objectif affiché est double : rendre les procédures plus fluides pour les étudiants internationaux et renforcer l’attractivité du Maroc comme pôle régional d’enseignement supérieur et de recherche.

Des dossiers traités plus rapidement

La principale orientation concerne les délais. Les universités sont invitées à accélérer l’examen des candidatures internationales et à faire preuve de davantage de souplesse dans l’évaluation des dossiers académiques.

Cette disposition concerne aussi bien les nouveaux candidats que les étudiants étrangers ayant déjà effectué une partie de leur cursus au Maroc et souhaitant poursuivre leurs études dans le Royaume.

Les étudiants africains doivent faire l’objet d’une attention particulière. La souplesse demandée aux établissements ne signifie toutefois pas un assouplissement des exigences académiques : les critères pédagogiques et les procédures réglementaires restent applicables.

L’enjeu est plutôt d’éviter que des lourdeurs administratives ou des délais excessifs ne constituent un obstacle à la poursuite des études.

Un interlocuteur unique

Le ministère veut également mieux coordonner les différents acteurs intervenant dans l’admission des étudiants étrangers.

Sa Direction de la coopération et du partenariat devient ainsi l’interlocuteur central pour les opérations impliquant notamment le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), ainsi que les universités et leurs établissements.

Cette centralisation doit permettre d’harmoniser les procédures et de mieux suivre les différentes étapes, depuis la candidature jusqu’à l’inscription définitive.

Le dispositif électronique déjà utilisé par le ministère sera par ailleurs maintenu. Chaque candidat se verra attribuer un numéro unique permettant de suivre le traitement de son dossier sur la plateforme.

Un « Bureau de l’étudiant international » dans chaque université

La réforme ne s’arrête pas à l’admission. Le ministère demande également aux universités d’activer leur Bureau de l’étudiant international, appelé à devenir un point de référence pour les étudiants étrangers durant leur parcours au Maroc.

Ces structures devront améliorer l’accueil et l’accompagnement, mais aussi faciliter l’accès aux services universitaires, aux prestations sociales et aux activités organisées parallèlement aux études.

L’intégration devient ainsi un volet à part entière de la politique d’internationalisation des universités marocaines. Il ne s’agit plus uniquement d’attirer davantage d’étudiants, mais également d’améliorer les conditions dans lesquelles ils étudient et vivent au Maroc.

L’université au cœur de la coopération africaine

Derrière ces mesures administratives apparaît également une orientation diplomatique plus large.

Le ministère inscrit explicitement cette politique dans le développement de la coopération Sud-Sud et dans le renforcement des relations universitaires du Maroc avec les autres pays africains.

Les établissements marocains sont ainsi encouragés à multiplier et à diversifier leurs partenariats avec les universités africaines, notamment dans l’enseignement, la recherche scientifique et l’innovation.

L’ambition est de faire de l’université marocaine une plateforme de formation et de coopération à l’échelle continentale, tout en contribuant à la formation de jeunes compétences africaines susceptibles de participer ensuite au développement de leurs pays.

Cette dimension dépasse donc la seule mobilité estudiantine. L’enseignement supérieur est envisagé comme un instrument de rapprochement durable, capable de créer des réseaux humains, scientifiques et professionnels entre le Maroc et ses partenaires africains.

Une diplomatie qui passe aussi par les campus

La présence d’étudiants venus du continent est déjà une réalité visible dans plusieurs villes universitaires marocaines. Des établissements accueillent chaque année des étudiants originaires notamment d’Afrique de l’Ouest et d’Afrique centrale, tandis que des associations estudiantines africaines se sont structurées dans les principales villes universitaires.

En facilitant leur admission et leur accompagnement, Rabat cherche désormais à consolider cet acquis.

La nouvelle note ministérielle traduit ainsi une conception plus large de la coopération africaine : à côté de la diplomatie politique et économique, les universités, les laboratoires, les formations et les échanges entre étudiants deviennent eux aussi des espaces où se construisent les relations du Maroc avec le continent.

Pour l’année 2026-2027, le défi sera donc moins d’annoncer de nouveaux principes que de les traduire concrètement dans les universités : réduction des délais, procédures plus simples, accompagnement effectif et meilleure intégration des étudiants internationaux.

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