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États-Unis : Obama fustige Trump et sa « guerre inutile » contre l’Iran avant les élections de mi-mandat

25 octobre 2026 - 08:46

De retour sur le terrain électoral, l’ancien président américain a vivement dénoncé la politique économique et étrangère de Donald Trump lors de deux meetings dans l’Ohio et le Michigan. À dix jours du scrutin du 3 novembre, les démocrates cherchent à mobiliser leur électorat pour peser sur le futur équilibre du Congrès.

Barack Obama a effectué samedi 24 octobre un retour remarqué dans la campagne électorale américaine, lançant une charge particulièrement sévère contre Donald Trump, qu’il accuse d’avoir plongé les États-Unis dans une période de chaos politique, de corruption et de difficultés économiques.

Devant plusieurs milliers de sympathisants réunis à Cleveland, dans l’Ohio, l’ancien président démocrate a dénoncé les orientations de son successeur, en faisant de la guerre contre l’Iran l’un des principaux exemples de ce qu’il considère comme des décisions politiques irresponsables.

Cette intervention intervient à dix jours des élections de mi-mandat du 3 novembre, qui détermineront la composition de la Chambre des représentants et du Sénat pour les deux dernières années du mandat présidentiel.

Obama dénonce les conséquences économiques de la guerre contre l’Iran

Le 44ᵉ président des États-Unis a directement mis en cause la responsabilité de l’administration Trump dans la hausse du coût de la vie, une préoccupation majeure des électeurs américains.

Il a notamment accusé le président républicain d’avoir engagé le pays dans une guerre contre l’Iran qu’il juge inutile et non souhaitée par les citoyens.

Pour Obama, les choix de Washington ont contribué à déstabiliser les marchés énergétiques et à renchérir les dépenses quotidiennes des ménages.

L’ancien chef de l’État est également revenu sur l’accord nucléaire iranien conclu en 2015 sous sa présidence, dont les États-Unis s’étaient retirés lors du premier mandat de Donald Trump.

Il a défendu la voie diplomatique empruntée à l’époque, en contestant les justifications avancées par l’administration actuelle pour recourir à la force.

La politique iranienne constitue désormais l’un des principaux sujets de confrontation entre les deux hommes, alors que les conséquences du conflit se font ressentir bien au-delà du Moyen-Orient, notamment dans le secteur énergétique.

« Ça suffit » : un appel au changement dans l’Ohio

À Cleveland, Obama a dénoncé ce qu’il présente comme deux années marquées par le chaos, la cruauté, la corruption et l’incompétence.

Il a appelé les électeurs à profiter du scrutin du 3 novembre pour demander des comptes aux responsables politiques républicains.

Le meeting était organisé en soutien à Sherrod Brown, ancien sénateur démocrate qui cherche à retrouver son siège face au républicain Jon Husted, ainsi qu’à Amy Acton, candidate au poste de gouverneure contre Vivek Ramaswamy.

L’ancien président s’est également attaqué aux pratiques de campagne de ce dernier, notamment à une publicité mettant en scène la mère d’Amy Acton, avec laquelle la candidate entretient une relation rompue depuis plusieurs décennies.

Cette campagne a suscité une controverse dépassant les frontières partisanes. Plusieurs personnalités républicaines de l’Ohio ont désapprouvé cette publicité, tandis que Donald Trump et son vice-président JD Vance l’ont défendue.

Pour Obama, cet épisode illustre une dégradation des pratiques politiques dont il tient ses adversaires responsables.

À Detroit, les démocrates cherchent à consolider leur mobilisation

Après Cleveland, Barack Obama s’est rendu à Detroit, dans le Michigan, pour soutenir Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat face au républicain Mike Rogers.

L’ancien président est apparu aux côtés d’El-Sayed et de Jocelyn Benson, candidate démocrate au poste de gouverneure de cet État.

Devant plusieurs milliers de personnes réunies au lycée Cass Technical High School, Obama a présenté les élections comme une occasion de rétablir des mécanismes de contrôle sur l’action du pouvoir exécutif.

Son intervention a également été marquée par la défense d’Abdul El-Sayed face aux attaques visant notamment ses origines et sa religion musulmane. Obama a établi un parallèle avec les accusations infondées dont il avait lui-même été la cible au cours de sa carrière politique.

La visite coïncidait avec le début du vote anticipé en personne dans le Michigan, où les deux grands partis multiplient les déplacements à l’approche du scrutin.

Trump réplique et défend sa politique iranienne

Donald Trump n’a pas laissé les critiques sans réponse.

Lors d’un rassemblement électoral en Géorgie, le président républicain a tourné en dérision l’affluence au meeting d’Obama à Detroit et défendu les résultats de sa politique commerciale.

Il a également renouvelé ses critiques contre l’accord nucléaire iranien de 2015, qu’il considère comme insuffisant pour empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire.

Cette confrontation met en évidence la place prise par les questions internationales dans une campagne dominée également par les préoccupations économiques.

Le coût de l’énergie, les droits de douane et les conséquences de la guerre contre l’Iran s’imposent ainsi comme des thèmes majeurs du débat électoral américain.

En reprenant activement la campagne, Barack Obama entend donner un nouvel élan aux candidats démocrates tout en transformant les élections de mi-mandat en moment de confrontation avec le bilan de Donald Trump.

Le scrutin du 3 novembre dira dans quelle mesure les électeurs souhaitent maintenir l’actuel équilibre politique à Washington ou en modifier les rapports de force au Congrès.

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