De nouveaux rebondissements dans l’affaire « sexe contre bonnes notes à l’université ». Plusieurs acteurs associatifs montent au créneau et ne comptent pas lâcher prise. En effet, des associations féminines ont décidé de suivre de plus près le déroulement du procès tandis que d’autres appellent à l’ouverture d’une enquête approfondie avec le Doyen de la Faculté de droit de Settat qui a été limogé suite à l’éclatement de ce scandale.
De son côté, la Fédération de la Ligue des Droits des Femmes a exprimé son profond mécontentement face à cette affaire de «sexe contre bonnes notes » où sont mis en cause cinq professeurs universitaires dont trois sont poursuivis en état d’arrestation et les deux autres en liberté provisoire.
A travers son antenne de Casablanca-Settat, la Fédération affirme que ces actes « démontrent le degré d’ancrage du harcèlement sexuel et de la violence contre les femmes dans la société Marocaine », et ce, en «l’absence d’un arsenal juridique dédié à la protection des femmes et à leur rendre justice». Cette association s’est dite décidée à «suivre de plus près le déroulement du procès et prête à prêter mains fortes aux étudiantes victimes en leur assurant un soutien juridique et un accompagnement psychologique ». Elle a tenu également à attirer l’attention sur le fait que c’est une affaire «qui entre dans le cadre de la traite des êtres humains», sachant que le parquet n’a poursuivi aucun des accusés pour ce délit.
Face à ce chantage sexuel dans l’université, l’Association Marocaine des Droits de l’Homme (AMDH), à travers son antenne de Settat, a exhorté « les parties concernées à garantir l’équité totale pour tous, sur la base de la méritocratie, sachant que l’enseignement supérieur est un droit humain universel». Dans un communiqué publié, suite à cette affaire et au limogeage du doyen de la faculté, l’AMDH a mis l’accent sur « le principe de lier la responsabilité à la reddition des comptes». Il est à signaler qu’une commission d’enquête a été diligentée par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, suite à ce scandale, qui a conclu que le doyen a fait preuve de négligence dans son travail. Toutefois, ce dernier n’a jamais été poursuivi par une quelconque accusation, que ce soit dans cette affaire ou dans une autre. A suivre.
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Affaire « sexe contre bonnes notes à l’université » : Les associations féminines montent au créneau
18 décembre 2021 - 15:48