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Le conflit s'intensifie : Washington frappe l'Iran après une attaque contre un navire dans le détroit d'Ormuz

12 juillet 2026 - 08:22

La confrontation entre les États-Unis et l’Iran connaît une nouvelle escalade. Washington a lancé dimanche de nouvelles frappes contre des installations militaires iraniennes après l’attaque d’un navire marchand dans le détroit d’Ormuz, attribuée par Téhéran à une infraction aux règles de navigation imposées dans cette zone stratégique.

Les Gardiens de la Révolution ont annoncé avoir visé deux bâtiments qu’ils accusent d’avoir enfreint les réglementations maritimes iraniennes. Selon eux, le premier navire avait désactivé ses systèmes d’identification, mettant en péril la sécurité de la navigation, tandis que le second aurait emprunté une route non autorisée.

En réaction, le Commandement central américain (CENTCOM) a annoncé une troisième série de frappes en moins d’une semaine contre des sites militaires iraniens. Les opérations ont ciblé des installations de missiles et de drones, des capacités navales, des dépôts de munitions, des réseaux de communication ainsi que des postes de surveillance côtière.

Les médias iraniens ont fait état d’explosions à Bandar Abbas, Sirik et sur l’île de Qeshm. Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a déclaré que Téhéran « paiera le prix » de cette nouvelle attaque.

Selon le CENTCOM, le navire touché est le porte-conteneurs M/V GFS Galaxy, battant pavillon chypriote. Un membre de l’équipage est porté disparu et le bâtiment a subi d’importants dégâts après un incendie dans la salle des machines. L’agence maritime britannique UKMTO précise que l’incident s’est produit à une quinzaine de kilomètres des côtes omanaises de la péninsule de Musandam.

L’Iran referme le détroit d’Ormuz

À la suite de ces événements, l’Iran a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz jusqu’à nouvel ordre, affirmant qu’aucun navire ne serait autorisé à emprunter ce passage tant que les opérations américaines se poursuivraient dans la région.

Par où transite près de 20 % du commerce mondial des hydrocarbures, le détroit redevient ainsi l’un des principaux foyers de tension de la planète.

Téhéran a également menacé de frapper de nouvelles bases américaines dans le Golfe en cas d’autres attaques, tandis que Washington continue de rejeter les restrictions imposées par la République islamique à la liberté de navigation.

Cette nouvelle escalade fragilise davantage le protocole conclu le 17 juin, censé ouvrir une période de soixante jours de négociations après le cessez-le-feu du printemps.

Alors que Donald Trump affirme que la trêve appartient désormais au passé, l’ambassadeur iranien auprès des Nations unies a averti que son pays ne se considérerait plus lié par cet accord si les États-Unis poursuivaient leurs opérations militaires.

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