La tension est montée d’un cran au Moyen-Orient dans la nuit de dimanche à lundi, après une nouvelle série d’échanges militaires entre les États-Unis et l’Iran, qui étendent désormais le conflit à plusieurs pays du Golfe.
Les Gardiens de la Révolution iranienne ont revendiqué des frappes contre des installations militaires américaines situées en Jordanie, à Bahreïn et au Koweït, présentées comme une riposte aux bombardements américains menés ces derniers jours contre des cibles à l’intérieur du territoire iranien.
De son côté, le Commandement militaire américain a annoncé avoir achevé une nouvelle vague d’opérations visant plusieurs dizaines d’objectifs en Iran. Selon Washington, les frappes ont ciblé des systèmes de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités balistiques ainsi que des infrastructures liées aux drones militaires.
Les autorités koweïtiennes ont indiqué que leurs forces armées avaient intercepté des « objectifs aériens hostiles » ayant pénétré leur espace aérien. En Jordanie, l’armée a annoncé avoir détruit quatre missiles lancés depuis l’Iran avant qu’ils n’atteignent leur cible, précisant qu’aucune victime ni dégât matériel n’avaient été enregistrés.
Des médias iraniens affirment toutefois que les attaques ont visé la base aérienne Prince Hassan en Jordanie, la base Ali Al Salem au Koweït ainsi qu’un centre de commandement américain dédié aux drones à Bahreïn.
Sur le plan diplomatique, la France a réaffirmé son refus de lever les sanctions européennes contre l’Iran. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a déclaré que celles-ci resteraient en vigueur tant que Téhéran ne renoncerait pas à ses programmes nucléaire et balistique, ainsi qu’à ce que Paris qualifie de politique de déstabilisation régionale.
Cette nouvelle escalade nourrit les craintes d’un élargissement du conflit à l’ensemble du Golfe, avec des risques croissants pour la sécurité maritime et le trafic commercial dans le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle des exportations mondiales d’hydrocarbures.