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Le Maroc réaffirme son ambition d’accueillir en 2031 le Congrès des Nations unies sur la criminalité et la justice pénale

28 septembre 2026 - 10:08

Le Royaume a réaffirmé à Abou Dhabi sa volonté d’accueillir la prochaine édition du Congrès des Nations unies pour la prévention du crime et la justice pénale. Rabat entend notamment mettre les priorités africaines au cœur des débats internationaux sur la criminalité transnationale, la sécurité et les nouveaux défis liés au numérique.

Le Maroc a réaffirmé, lors du 15e Congrès des Nations unies pour la prévention du crime et la justice pénale, qui se tient à Abou Dhabi, son ambition d’accueillir la prochaine édition de ce rendez-vous mondial, prévue en 2031.

Cette volonté avait déjà été exprimée par le Royaume en avril 2025, à Marrakech, lors de la réunion régionale préparatoire pour l’Asie occidentale. À Abou Dhabi, la délégation marocaine a remis en avant cette candidature, avec l’objectif de rapprocher davantage ce forum international des réalités et des priorités du continent africain.

Rabat souhaite notamment donner une plus grande visibilité aux défis auxquels l’Afrique est confrontée, dans un contexte marqué par l’expansion de la criminalité organisée transnationale, du terrorisme, des trafics et des nouvelles formes de criminalité liées aux technologies numériques.

Pour une justice axée aussi sur la prévention

Dans son intervention lors du segment de haut niveau, le Maroc a insisté sur une conception de la justice qui ne se limite pas à la sanction. Celle-ci doit également renforcer la prévention, protéger les victimes, réparer les préjudices, favoriser la réinsertion et contribuer à restaurer la confiance dans les institutions.

Le Royaume a par ailleurs appelé à une meilleure coordination entre les différents organes et entités des Nations unies chargés de lutter contre la criminalité organisée transnationale et le terrorisme. Face à des menaces de plus en plus interconnectées, Rabat plaide pour des réponses internationales moins fragmentées et une coopération renforcée entre les États.

Cette approche prend une importance particulière à l’heure où les réseaux criminels exploitent les technologies numériques et opèrent de plus en plus au-delà des frontières nationales.

La Déclaration d’Abou Dhabi au cœur du Congrès

Ouvert samedi et prévu jusqu’au 1er octobre, le 15e Congrès a adopté la Déclaration d’Abou Dhabi, appelée à orienter la coopération internationale en matière de prévention du crime, de justice pénale et d’État de droit au cours des prochaines années.

Le texte accorde une attention particulière aux transformations du paysage criminel à l’ère numérique, notamment à l’essor de la cybercriminalité, à l’exploitation des infrastructures technologiques par les réseaux criminels et à l’émergence de phénomènes tels que le « crime as a service », où des outils et compétences criminels sont proposés comme de véritables prestations.

La secrétaire générale adjointe de l’ONU, Amina Mohammed, a rappelé lors de l’ouverture que la justice ne devait pas constituer un privilège, mais protéger les droits de chacun. De son côté, la directrice exécutive de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), Monica Juma, a insisté sur la nécessité d’adapter les réponses internationales à des formes de criminalité qui évoluent rapidement sous l’effet des nouvelles technologies.

Le Congrès des Nations unies pour la prévention du crime et la justice pénale se tient tous les cinq ans. Depuis sa création en 1955, il constitue l’un des principaux forums mondiaux consacrés à l’élaboration des orientations internationales en matière de prévention de la criminalité, de justice pénale et d’État de droit.

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