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Sommet Russie-Afrique : Fatima Ezzahra El Mansouri accueillie par Poutine au Kremlin

29 octobre 2026 - 07:15

Représentant le roi Mohammed VI au troisième Sommet Russie-Afrique, la cheffe du gouvernement marocain a participé, mercredi 28 octobre, à la réception officielle organisée par Vladimir Poutine à Moscou. Une présence qui s’inscrit dans la volonté de Rabat de consolider ses relations avec ses partenaires internationaux, tout en poursuivant son engagement diplomatique sur le continent africain.

La cheffe du gouvernement marocain, Fatima Ezzahra El Mansouri, a été accueillie mercredi soir au Kremlin par le président russe Vladimir Poutine, à l’occasion de la réception officielle organisée en l’honneur des délégations participant au troisième Sommet Russie-Afrique.

Présente à Moscou en qualité de représentante du roi Mohammed VI, elle a pris part à cette cérémonie aux côtés des chefs d’État et de gouvernement africains invités par les autorités russes.

La rencontre s’inscrit dans le programme protocolaire du sommet, organisé les 28 et 29 octobre dans la capitale russe. Aucune réunion bilatérale distincte entre Vladimir Poutine et Fatima Ezzahra El Mansouri n’a été annoncée à ce stade.

Une première visite internationale à forte portée diplomatique

Cette participation constitue le premier déplacement officiel à l’étranger de Fatima Ezzahra El Mansouri depuis sa nomination à la tête du gouvernement, selon plusieurs médias marocains.

La délégation du Royaume comprend également le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, ainsi que l’ambassadeur du Maroc en Russie, Lotfi Bouchaara.

La présence de ces responsables souligne l’importance accordée par Rabat à ce rendez-vous multilatéral, qui rassemble les représentants de nombreux pays africains autour de questions économiques, sécuritaires et diplomatiques.

Au-delà du protocole, le sommet offre au Maroc l’occasion de poursuivre ses échanges avec Moscou dans un cadre africain plus large.

Bourita et Lavrov se rencontrent en marge du sommet

La dimension bilatérale des relations maroco-russes s’est également exprimée à travers les échanges entre les responsables des deux diplomaties.

Mercredi, Nasser Bourita a participé à la réunion des ministres africains des Affaires étrangères, présidée par son homologue russe, Sergueï Lavrov.

Les deux ministres ont également eu un entretien en tête-à-tête en marge des travaux.

Cette rencontre intervient après des échanges préparatoires entre Rabat et Moscou, consacrés notamment à l’organisation du sommet et aux questions d’intérêt commun.

Si les résultats précis de ces discussions n’ont pas tous été rendus publics, elles témoignent de la continuité du dialogue politique entre les deux pays.

Moscou veut renforcer son influence sur le continent africain

Organisé sous le thème « Pour la paix, la sécurité et le développement », le troisième Sommet Russie-Afrique entend approfondir la coopération dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le commerce, l’investissement, l’énergie, l’agriculture et les technologies.

Ce rendez-vous prolonge les deux précédentes éditions, organisées à Sotchi en 2019 et à Saint-Pétersbourg en 2023.

Pour la Russie, il s’agit de renforcer ses relations économiques et diplomatiques avec les pays africains, dans un contexte de rivalités internationales accrues.

Moscou cherche notamment à développer ses débouchés commerciaux et ses partenariats énergétiques, agricoles et sécuritaires.

Cette stratégie suscite cependant des débats, particulièrement concernant le rôle des acteurs militaires russes dans certains pays du Sahel et les conséquences de leur présence sur les équilibres régionaux.

Le Maroc entre diversification des partenariats et priorités africaines

Pour Rabat, la participation à ce sommet s’inscrit dans une diplomatie qui entretient des relations avec différents pôles de puissance, tout en accordant une place centrale à ses partenariats africains.

Le Maroc développe depuis plusieurs années ses échanges économiques et politiques avec les pays du continent, notamment dans les domaines de l’investissement, des infrastructures, de l’agriculture et de la coopération financière.

Le dialogue avec la Russie constitue l’une des composantes de cette ouverture internationale.

Il ne signifie pas pour autant un changement d’orientation diplomatique ni un alignement sur les positions de Moscou dans les grands dossiers internationaux.

La présence marocaine au sommet doit ainsi être replacée dans le cadre d’une politique de diversification des relations extérieures, où les intérêts économiques, la coopération régionale et les équilibres diplomatiques occupent une place importante.

Au-delà des images du Kremlin, l’enjeu des résultats

La réception organisée par Vladimir Poutine a donné une visibilité particulière aux responsables africains présents à Moscou.

Mais la portée réelle du sommet se mesurera aux accords conclus, aux engagements économiques annoncés et aux initiatives de coopération susceptibles d’être mises en œuvre.

Pour le Maroc, l’enjeu sera notamment de déterminer dans quelle mesure ce dialogue peut contribuer à ses priorités économiques et diplomatiques, sans remettre en cause ses autres partenariats internationaux.

La participation de Fatima Ezzahra El Mansouri au sommet illustre ainsi la présence du Royaume dans les grands rendez-vous diplomatiques internationaux. Reste à savoir quelles retombées concrètes émergeront des discussions engagées à Moscou.

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