L’Iran a ouvert ce samedi à Téhéran les funérailles d’État de l’ancien Guide suprême Ali Khamenei, décédé il y a quatre mois lors des frappes qui ont déclenché la guerre entre l’Iran, Israël et les États-Unis. Des dizaines de milliers de fidèles se sont rassemblés dès l’aube à la Grande Mosalla, dans une cérémonie à forte portée religieuse et politique.
Le cercueil, recouvert du drapeau iranien et surmonté du traditionnel turban noir de l’ayatollah, restera exposé jusqu’à lundi avant une grande procession dans les rues de la capitale.
Vêtus de noir, de nombreux participants brandissaient des drapeaux chiites et des banderoles évoquant le « martyre », tandis que plusieurs slogans hostiles aux États-Unis et à Israël ont été scandés au cours de la cérémonie.
Les autorités iraniennes estiment que 15 à 20 millions de personnes pourraient participer aux hommages organisés à Téhéran, présentés comme les plus importants de l’histoire contemporaine du pays.
Un contexte diplomatique sensible
Ces funérailles interviennent alors que Téhéran poursuit des discussions avec Washington à la suite de l’accord-cadre conclu le mois dernier pour mettre fin au conflit.
Le centre de la capitale a été placé sous haute sécurité, avec d’importants contrôles policiers et un vaste dispositif de la Croissant-Rouge iranien afin d’assister les participants confrontés à des températures supérieures à 35 °C.
La présence de Mojtaba Khamenei, devenu Guide suprême après la mort de son père, n’a pas été confirmée. Les autorités indiquent qu’il poursuit sa convalescence après avoir été blessé lors des frappes de février.
Inhumation prévue à Machhad
Après plusieurs jours de recueillement à Téhéran, le cortège funéraire traversera plusieurs villes d’Iran et d’Irak avant l’inhumation prévue le 9 juillet à Machhad, ville sainte du nord-est de l’Iran où Ali Khamenei est né.
Les cercueils de plusieurs membres de sa famille, tués lors de la même attaque, sont également exposés aux côtés du sien, selon les autorités iraniennes.