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Présidentielle française : le verdict sur Marine Le Pen pourrait rebattre les cartes de la course à l'Élysée

07 juillet 2026 - 11:51

La décision que doit rendre ce mardi la Cour d’appel de Paris dans l’affaire visant Marine Le Pen est appelée à redessiner le paysage politique français à moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027.

La dirigeante du Rassemblement national (RN) saura si elle pourra briguer une quatrième candidature à l’Élysée ou si une confirmation de sa peine d’inéligibilité l’obligera à céder la place à son président, Jordan Bardella, aujourd’hui considéré comme son successeur naturel.

Condamnée en mars 2025 à deux ans de prison ferme, 100 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate pour détournement de fonds publics européens, Marine Le Pen a fait appel de cette décision. Si la justice réduit la durée de son inéligibilité, elle pourrait de nouveau se présenter à l’élection présidentielle.

Jordan Bardella, 30 ans, affirme être prêt à assumer toutes les conséquences de la décision judiciaire. Les sondages le placent d’ailleurs au même niveau, voire légèrement devant Marine Le Pen au premier tour, avec des intentions de vote pouvant atteindre 37 %.

Le centre et la droite cherchent leur champion

Face à une extrême droite donnée favorite dans la plupart des enquêtes d’opinion, le camp présidentiel peine encore à désigner son candidat.

Deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron se disputent le leadership du bloc centriste : Édouard Philippe, fondateur d’Horizons et actuel maire du Havre, apparaît aujourd’hui comme le mieux placé dans les sondages, devant Gabriel Attal, ancien chef du gouvernement et président du parti Renaissance.

À droite, le président des Républicains, Bruno Retailleau, reste également candidat, mais peine pour l’instant à convaincre un électorat plus large.

Une gauche divisée

À gauche, les divisions persistent.

Le chef de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a déjà lancé sa campagne en défendant son projet d’une « Nouvelle France ». Mais le reste de la gauche débat toujours de l’organisation éventuelle d’une primaire.

Parmi les personnalités évoquées figurent l’eurodéputé Raphaël Glucksmann, la dirigeante écologiste Marine Tondelier ainsi que l’ancien président socialiste François Hollande.

Une décision aux conséquences politiques majeures

Le jugement attendu ce mardi dépasse largement le cadre judiciaire. Il déterminera non seulement l’avenir politique de Marine Le Pen, mais aussi l’identité du principal adversaire des différentes forces politiques lors de l’élection présidentielle des 18 avril et 2 mai 2027, alors qu’Emmanuel Macron, arrivé au terme de son second mandat, ne pourra pas se représenter.

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