Les dirigeants des 32 pays membres de l’OTAN se réunissent à Ankara pour un sommet placé sous le signe des nouveaux défis sécuritaires, avec pour priorité de préserver l’unité de l’Alliance face aux tensions apparues entre les États-Unis et leurs partenaires européens après la guerre contre l’Iran.
Les pays européens entendent convaincre le président américain Donald Trump qu’ils assument désormais une part plus importante de leur propre défense, conformément aux engagements pris lors du sommet de Washington, où les Alliés avaient décidé d’augmenter progressivement leurs dépenses militaires jusqu’à 5 % du PIB.
À l’ouverture de la réunion, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a salué ce qu’il a qualifié de « transformation historique » de l’Alliance.
« En un an seulement, nous assistons à un changement profond. L’Europe investit davantage dans sa défense et assume une responsabilité croissante pour la sécurité du continent », a déclaré M. Rutte.
Une Europe appelée à prendre davantage de responsabilités
Les Européens souhaitent démontrer que leurs engagements se traduisent désormais par des investissements concrets dans les capacités militaires, l’industrie de défense et les nouvelles technologies.
Plusieurs États ont ainsi présenté de nouveaux contrats d’armement et des projets destinés à renforcer les capacités de surveillance, les systèmes antidrones et les moyens de transport stratégique de l’Alliance.
Dans le même temps, Washington poursuit sa réévaluation de sa présence militaire en Europe, estimant que les alliés européens doivent prendre une plus grande part à la défense conventionnelle du continent.
L’Ukraine reste au cœur du sommet
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky participe également au sommet afin d’obtenir la confirmation du soutien militaire occidental pour 2026 et 2027.
Après les récentes frappes russes contre Kiev, le chef de l’État ukrainien appelle les Alliés à renforcer les capacités de défense aérienne de son pays et à maintenir un niveau élevé d’assistance militaire.
L’Iran ravive les divergences transatlantiques
Le conflit récent entre les États-Unis et l’Iran demeure toutefois un sujet sensible. Donald Trump reproche à plusieurs partenaires européens de ne pas avoir soutenu l’opération militaire américaine contre Téhéran, alimentant de nouvelles tensions au sein de l’Alliance.
Malgré ces divergences, les dirigeants européens privilégient l’apaisement afin d’éviter une nouvelle crise avec Washington et de préserver la cohésion de l’OTAN face aux défis sécuritaires posés par la Russie, le Moyen-Orient et les menaces hybrides