Rabat – Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ) a annoncé, ce jeudi, la signature d’une charte éthique avec les principales associations professionnelles de magistrats afin d’encadrer les élections des représentants des juges au sein du Conseil pour le mandat 2027-2031, dont le scrutin est fixé au 17 octobre 2026.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des préparatifs de la troisième mandature du Conseil et vise à garantir un processus électoral fondé sur les principes de neutralité, de transparence, d’intégrité et d’égalité des chances entre les candidats. La signature de cette charte est l’aboutissement d’une série de consultations menées par le CSPJ avec les associations professionnelles de magistrats, dans le cadre d’une démarche participative destinée à renforcer les standards éthiques de l’élection.
Le document a été signé par les présidents des six principales associations professionnelles des magistrats, notamment la Widadiya Hassania des magistrats, le Club des magistrats du Maroc, l’Association marocaine des femmes magistrates, l’Association marocaine des magistrats, la Ligue des magistrats du Maroc, l’Union des femmes magistrates du Maroc, ainsi que le Forum du dialogue des juges africains.
En vertu de cette charte, les associations s’engagent notamment à ne présenter ni soutenir aucun candidat, directement ou indirectement, à s’abstenir d’accompagner les candidats lors de leurs déplacements dans les juridictions pendant la période de présentation aux électeurs, ainsi qu’à promouvoir le contenu de la charte électorale auprès des magistrats et à sensibiliser ces derniers au respect des règles d’éthique judiciaire et des dispositions encadrant le scrutin. Elles devront également transmettre régulièrement au comité de suivi du CSPJ toute observation susceptible de contribuer au bon déroulement des opérations électorales.
Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire a salué l’engagement des associations professionnelles dans cette démarche, estimant qu’elle contribue à consolider la crédibilité du processus électoral et à renforcer la confiance dans les institutions judiciaires. Il a également appelé l’ensemble des magistrats candidats à signer, dès le dépôt de leur candidature, une charte éthique individuelle, afin de confirmer leur attachement aux principes d’indépendance, d’impartialité et de probité qui fondent l’exercice de la justice au Maroc.