Tokyo – Le Parlement japonais a adopté ce vendredi une réforme de la Loi sur la Maison impériale afin d’assurer la pérennité de la plus ancienne monarchie du monde. Le texte conserve toutefois l’interdiction faite aux femmes d’accéder au Trône du Chrysanthème, malgré un soutien majoritaire de l’opinion publique en faveur d’une impératrice.
La réforme autorise le retour au sein de la famille impériale de parents masculins éloignés, issus de l’ancienne lignée paternelle, ainsi que l’éligibilité de leurs futurs fils à la succession. Les princesses pourront également conserver leur statut impérial après leur mariage avec un roturier.
En revanche, la règle instaurée en 1889 et reprise par la loi de 1947, qui réserve le trône aux seuls hommes issus de la lignée paternelle, demeure inchangée. Cette disposition exclut toujours la princesse Aiko, fille unique de l’empereur Naruhito, de toute possibilité de succession.
L’avenir de la dynastie repose désormais essentiellement sur le prince Hisahito, âgé de 19 ans. En l’absence d’un héritier masculin, la continuité de la famille impériale serait de nouveau menacée.
Selon plusieurs enquêtes d’opinion, plus de sept Japonais sur dix souhaitent désormais autoriser une femme à monter sur le trône. Des spécialistes estiment toutefois que la réforme reflète avant tout les positions de l’aile conservatrice du Parti libéral-démocrate, plutôt que la volonté de la population.