Le ressortissant français de 34 ans faisait l’objet d’une notice rouge émise à la demande du Bureau central national d’Interpol à Paris. Il est soupçonné d’être lié à un réseau criminel actif dans le trafic international de stupéfiants entre l’Espagne et la France. Une procédure d’extradition doit désormais être engagée.
Les éléments du service préfectoral de la police judiciaire de Marrakech ont interpellé, jeudi 27 août, un ressortissant français recherché par les autorités judiciaires de son pays, a indiqué une source sécuritaire.
L’homme, âgé de 34 ans, a été arrêté dans la ville ocre. La consultation de son identité dans la base de données de l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) a révélé qu’il était visé par une notice rouge émise à la demande du Bureau central national de Paris.
Les autorités françaises le soupçonnent d’entretenir des liens avec un réseau criminel impliqué dans le trafic international de stupéfiants entre l’Espagne et la France. Aucun détail n’a été communiqué sur sa fonction présumée au sein de cette organisation, la nature des drogues concernées ou les faits précis à l’origine des poursuites.
Une notice rouge constitue une demande adressée aux polices des pays membres d’Interpol afin de localiser une personne recherchée et de permettre son arrestation provisoire dans l’attente d’une éventuelle extradition. Elle ne constitue ni une condamnation ni, à elle seule, un mandat d’arrêt international applicable automatiquement dans tous les États.
La France informée de l’arrestation
Le suspect a été placé en garde à vue sur instruction du parquet compétent. Cette mesure doit permettre l’accomplissement des premières formalités judiciaires avant l’examen de la demande française conformément à la législation marocaine relative à l’extradition.
Le Bureau central national Interpol-Rabat, relevant de la Direction générale de la sûreté nationale, a été chargé d’informer son homologue français de l’arrestation. Les autorités judiciaires devront ensuite se prononcer sur la suite de la procédure et sur la remise éventuelle du suspect à la France.
L’intéressé reste présumé innocent tant qu’une juridiction compétente n’a pas établi sa responsabilité.
Cette interpellation s’inscrit dans la coopération sécuritaire internationale mise en œuvre par les autorités marocaines contre la criminalité transfrontalière. Marrakech et Tanger ont accueilli ces dernières années plusieurs opérations visant des personnes recherchées en Europe dans des affaires de trafic de drogue, de blanchiment, d’enlèvement ou de fraude.
Les services marocains utilisent notamment les signalements d’Interpol pour identifier les fugitifs présents sur le territoire et coordonner avec les pays requérants les procédures judiciaires nécessaires à leur extradition.