Les prix des carburants connaissent un nouvel ajustement au Maroc en ce début septembre. Le gasoil augmente légèrement de 6 centimes par litre, tandis que le prix de l’essence reste inchangé, selon les dernières données disponibles sur les prix à la pompe.
D’après les prix moyens actualisés au 1er septembre 2026, le litre de gasoil s’établit autour de 14,93 dirhams, contre 14,87 dirhams lors de la précédente révision. L’essence, pour sa part, reste stable à environ 14,90 dirhams le litre. Ces tarifs demeurent indicatifs, des écarts pouvant être observés selon les villes, les distributeurs et les stations-service.
Cette nouvelle variation reste limitée, mais elle intervient après une période marquée par plusieurs ajustements successifs. À la mi-août, le gasoil avait déjà enregistré une hausse, tandis que l’essence avait reculé. Au début du mois d’août, les deux carburants avaient connu une augmentation plus sensible.
La légère progression du gasoil retient particulièrement l’attention en raison du poids de ce carburant dans l’économie marocaine. Le transport routier, la logistique, les taxis, les autocars et une partie importante du parc utilitaire restent fortement dépendants du diesel. Même une hausse modérée peut donc avoir un effet psychologique et économique, surtout dans un contexte où les prix évoluent autour du seuil des 15 dirhams le litre.
Depuis la libéralisation du marché des carburants en 2015, les prix ne sont plus administrés. Ils évoluent en fonction des cours internationaux du pétrole et des produits raffinés, mais aussi du taux de change du dirham face au dollar et des conditions d’approvisionnement.
Les révisions interviennent généralement deux fois par mois. Elles traduisent, avec un certain décalage, les mouvements observés sur les marchés internationaux. Pour les consommateurs, cette mécanique se traduit par des variations régulières à la pompe, parfois modestes, parfois plus sensibles.
À court terme, l’essentiel à retenir est donc une stabilité de l’essence et une légère hausse du gasoil. Mais la tendance reste à surveiller, notamment en raison de la dépendance du Maroc aux importations de produits pétroliers raffinés et de l’impact direct du diesel sur les coûts de transport et, indirectement, sur les prix de plusieurs biens de consommation.