Le secrétaire américain à l’Armée de terre, Dan Driscoll, a présenté sa démission après environ dix-huit mois à ce poste, a confirmé la Maison Blanche, dans un contexte de tensions rapportées avec le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth.
Dans une déclaration relayée par plusieurs médias américains, la Maison Blanche a salué le travail de Driscoll, le présentant comme un responsable « très efficace » dans la mise en œuvre de l’agenda du président Donald Trump au sein de l’armée de terre. Elle a notamment mis en avant son rôle dans le renforcement de la préparation militaire, certaines opérations extérieures et les efforts diplomatiques liés au dossier russo-ukrainien.
Aucune raison officielle détaillée n’a toutefois été avancée pour expliquer cette démission. Selon la presse américaine, le départ de Driscoll intervient après plusieurs mois de frictions internes avec Pete Hegseth, notamment autour des priorités de modernisation de l’armée, des choix de commandement et de la réorganisation du Pentagone.
Driscoll, vétéran de la guerre en Irak et proche du vice-président JD Vance, était perçu comme l’une des figures montantes de l’administration Trump dans les dossiers militaires. Il s’était également vu confier un rôle diplomatique dans les tentatives de négociation autour de la guerre en Ukraine.
Son départ intervient dans un moment sensible pour l’armée américaine, déjà marquée par plusieurs changements à la tête de son commandement. Des médias américains soulignent que la démission de Driscoll pourrait accentuer les interrogations sur la stabilité du leadership civil et militaire au sein de l’armée de terre.
Au-delà d’un simple mouvement administratif, cette démission révèle les tensions qui traversent actuellement le Pentagone : modernisation des capacités militaires, choix budgétaires, doctrine opérationnelle et équilibre entre fidélité politique et continuité institutionnelle.
Pour l’administration Trump, l’enjeu sera désormais de désigner rapidement un successeur capable de maintenir la cohésion de l’armée de terre, alors que les États-Unis restent engagés sur plusieurs fronts diplomatiques et sécuritaires.