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MINURSO : l’ONU détaille le retrait de 340 personnels et la fermeture de 13 installations

04 novembre 2026 - 08:30

La liquidation de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara occidental (MINURSO) est désormais engagée. Après l’expiration de son mandat le 31 octobre 2026, l’ONU a précisé les modalités de son retrait, qui prévoit notamment le rapatriement d’environ 160 observateurs militaires, le départ de 180 personnels civils et affiliés ainsi que la fermeture de 13 installations.

Le porte-parole du secrétaire général des Nations unies, Stéphane Dujarric, a présenté les principales étapes de cette opération, entamée le 1er novembre, au lendemain de l’expiration du mandat de la mission, que le Conseil de sécurité n’a pas réussi à renouveler.

Cette décision marque la fin des activités opérationnelles de la MINURSO, déployée depuis 1991, et ouvre une phase de démantèlement administratif, logistique et matériel dont la durée reste à déterminer.

Un retrait progressif sous supervision onusienne

Selon les précisions communiquées par Stéphane Dujarric, la liquidation sera conduite par une équipe réduite relevant du Département de l’appui opérationnel des Nations unies, avec le soutien du siège de l’Organisation.

L’opération prévoit le rapatriement d’environ 160 observateurs militaires et le retrait de quelque 180 personnels civils et affiliés à la mission.

Elle comprend également la fermeture et la remise de 13 sites et installations, ainsi que le transfert ou la cession des équipements et des biens appartenant aux Nations unies.

Les systèmes de communication et de soutien logistique seront progressivement démantelés. Les archives et les documents administratifs de la mission feront l’objet d’un traitement spécifique, tandis que les contrats et engagements conclus localement devront être clôturés conformément aux procédures de l’ONU.

L’Organisation assure que cette phase sera menée de manière ordonnée et dans le respect des exigences environnementales.

Aucun calendrier définitif annoncé

La liquidation ne se traduira pas par un départ simultané de l’ensemble des personnels.

Une présence administrative et technique limitée sera maintenue aussi longtemps que nécessaire pour assurer la gestion financière, la sécurité des agents et la protection des biens de l’Organisation.

Aucune date définitive n’a été annoncée pour l’achèvement du processus, dont le déroulement dépendra notamment des contraintes logistiques et de la coopération des parties concernées.

Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a appelé celles-ci à faciliter le retrait dans les meilleurs délais, tout en exhortant l’ensemble des acteurs à faire preuve de retenue afin d’éviter toute nouvelle tension dans la région.

Une mission de 35 ans qui prend fin

La MINURSO avait été créée en avril 1991 par le Conseil de sécurité, dans le cadre du processus de règlement du différend autour du Sahara. Elle avait notamment pour missions de surveiller le cessez-le-feu et de préparer l’organisation d’un référendum, qui n’a finalement jamais eu lieu.

Son mandat, prolongé pour la dernière fois jusqu’au 31 octobre 2026, n’a pas été renouvelé à l’issue des délibérations du Conseil de sécurité du 30 octobre.

Un projet de résolution présenté par les États-Unis, qui prévoyait une prolongation assortie d’une évolution de la mission, s’est heurté au veto de la Russie. Une proposition alternative russe n’a pas non plus obtenu le nombre de voix nécessaire à son adoption.

Pour le Maroc, la fin du mandat de la MINURSO constitue un développement politique majeur. Dans un communiqué publié le 30 octobre, le Cabinet royal y a vu une étape significative vers la clôture définitive du dossier du Sahara marocain au niveau des Nations unies.

Sur le plan diplomatique, toutefois, la fin de la mission ne signifie pas l’arrêt des efforts de médiation. L’ONU a confirmé sa volonté de poursuivre la recherche d’une solution politique par l’intermédiaire de l’envoyé personnel du secrétaire général, Staffan de Mistura.

La fermeture progressive des installations de la MINURSO met ainsi un terme à 35 années de présence opérationnelle, tout en ouvrant une nouvelle phase dans le traitement diplomatique de ce dossier.

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