Le Premier ministre israélien doit s’entretenir avec les présidents de l’Argentine, de la Bolivie, du Paraguay et du Panama, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU. Cette visite intervient dans un contexte de fortes critiques internationales concernant la politique israélienne à Gaza et en Cisjordanie.
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a inscrit plusieurs rencontres bilatérales à son programme lors de son déplacement à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies. Selon un communiqué publié jeudi par ses services, il doit notamment s’entretenir avec les présidents de quatre pays latino-américains : l’Argentine, la Bolivie, le Paraguay et le Panama.
Son agenda prévoit également des réunions avec le président éthiopien, le vice-président colombien ainsi qu’avec les Premiers ministres de la Grèce, de la Slovénie et de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Aucune rencontre avec le président américain Donald Trump n’est toutefois annoncée.
Le bureau du Premier ministre affirme que de nombreux dirigeants étrangers ont sollicité un entretien avec lui. La brièveté de son séjour et la nécessité de regagner Israël avant la fête juive de Souccot auraient cependant conduit à limiter le nombre de rendez-vous.
Une séquence diplomatique tournée vers l’Amérique latine
Les entretiens annoncés avec quatre présidents latino-américains occupent une place notable dans le programme de Benyamin Netanyahu. Ils devraient permettre d’aborder les relations bilatérales avec des pays dont les positions diplomatiques sur Israël et le conflit israélo-palestinien diffèrent sensiblement.
La présence du vice-président colombien parmi ses interlocuteurs élargit cette séquence à un autre pays important de la région.
À ce stade, les services du Premier ministre israélien n’ont pas détaillé les sujets qui seront abordés lors de chaque rencontre ni annoncé d’éventuels accords.
Gaza au cœur d’un déplacement sous tension
La visite de Benyamin Netanyahu intervient alors que son gouvernement fait face à de vives critiques internationales concernant la guerre à Gaza et la situation en Cisjordanie occupée.
Le chef du gouvernement israélien doit prendre la parole jeudi devant l’Assemblée générale des Nations unies. Avant son départ, il a annoncé son intention de défendre Israël et ses soldats face aux accusations qu’il juge infondées. Dans un message vidéo, il a également promis un discours comportant des « surprises », sans en préciser la nature.
Ce déplacement se déroule par ailleurs à l’approche des élections législatives israéliennes, dans un contexte de fortes tensions politiques intérieures.
Selon la presse israélienne, l’avion officiel transportant le Premier ministre doit atterrir sur une base aérienne du New Jersey, avant son transfert vers New York. Son programme resserré doit lui permettre de regagner Israël avant le début de Souccot.