Réunis à Riyad, les chefs militaires des trois pays ont convenu d’intensifier le partage de renseignements, la coordination opérationnelle et l’intégration de leurs capacités de défense. Leur objectif est de donner une traduction concrète au pacte de défense collective signé en août.
Islamabad, le 26 septembre 2026. L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont décidé d’accélérer la mise en œuvre de leur accord de défense collective, dans un contexte de multiplication des attaques menées par les rebelles houthis du Yémen contre le territoire saoudien.
Les hauts responsables militaires des trois pays se sont réunis vendredi à Riyad pour examiner la situation sécuritaire et les menaces auxquelles le Royaume saoudien est confronté.
Selon un communiqué publié samedi par l’armée pakistanaise, les discussions ont porté sur le renforcement du partage de renseignements, l’amélioration de la coordination militaire et l’intégration des capacités des trois forces armées, afin de consolider leur dispositif de dissuasion et de défense collective.
Transformer le pacte en coopération opérationnelle
Les participants ont affirmé leur volonté de traduire immédiatement les engagements de l’Accord de défense conjointe de La Mecque en une coopération militaire effective. Aucune décision concernant un éventuel déploiement de troupes ou une opération commune n’a toutefois été rendue publique.
Cette réunion fait suite aux consultations engagées entre les ministres des Affaires étrangères des trois pays sur la mise en place des structures institutionnelles du pacte, notamment la création d’un secrétariat général et de mécanismes de coordination.
Signé en août, l’accord prévoit qu’une attaque armée contre l’un des trois États sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires. Les modalités concrètes d’une éventuelle réponse militaire commune n’ont cependant pas encore été précisées.
La sécurité saoudienne au cœur des discussions
Les chefs militaires ont condamné les attaques visant la ville sainte de La Mecque ainsi que les infrastructures civiles et économiques saoudiennes. Ils ont réaffirmé leur engagement à défendre la sécurité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Royaume.
L’intensification des attaques houthis constitue un premier défi pour cette nouvelle alliance. Jusqu’à présent, Islamabad avait indiqué qu’aucune réponse militaire spécifique n’avait été arrêtée dans le cadre du pacte. Ankara a, de son côté, récemment fait savoir qu’elle était disposée à répondre à certains besoins militaires saoudiens, notamment sur le plan technique.