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Détroit d’Ormuz : Trump aurait rejeté le plan iranien de réouverture en sept jours

26 septembre 2026 - 09:32

Téhéran propose une trêve régionale assortie d’une levée du blocus naval américain et des sanctions pétrolières. Selon The Wall Street Journal, Donald Trump a écarté cette offre, tandis que l’Iran attend toujours une réponse officielle de Washington.

New York, le 26 septembre 2026. La nouvelle initiative diplomatique iranienne visant à mettre fin à la guerre avec les États-Unis se heurte à un premier obstacle. Le président américain Donald Trump aurait rejeté la proposition de Téhéran prévoyant la réouverture du détroit d’Ormuz dans un délai de sept jours, selon The Wall Street Journal, qui cite des responsables américains proches du dossier.

Le plan a été présenté vendredi à New York par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. Il vise à instaurer une trêve régionale et à rétablir la circulation maritime dans l’un des passages les plus stratégiques pour le commerce mondial du pétrole.

« Si les conditions nécessaires sont réunies, le détroit pourra être rouvert et le trafic maritime habituel rétabli en sept jours », a déclaré le chef de la diplomatie iranienne.

Une trêve assortie de plusieurs exigences

La proposition de Téhéran prévoit une cessation des hostilités au Moyen-Orient, y compris au Liban, ainsi que la réouverture du détroit d’Ormuz au terme d’une période de sept jours.

En contrepartie, l’Iran demande la levée du blocus naval américain imposé à ses ports, la suspension des sanctions visant ses exportations pétrolières et le déblocage de ses avoirs gelés à l’étranger. Selon les informations publiées, ces fonds représenteraient au moins 12 milliards de dollars.

Les autorités iraniennes souhaitent également que la cessation des hostilités au Yémen figure parmi les conditions d’un éventuel accord régional.

Abbas Araghchi a affirmé que la décision appartenait désormais aux États-Unis, tout en soulignant que son pays n’accepterait ni les menaces ni les pressions pour renoncer à ce qu’il considère comme ses droits souverains.

Les réticences de la Maison-Blanche

D’après The Wall Street Journal, Donald Trump reste sceptique quant à la volonté de Téhéran de satisfaire les exigences américaines. Le quotidien rapporte également que le président a évoqué auprès de ses collaborateurs la possibilité de reprendre les bombardements contre l’Iran.

Le rejet rapporté par la presse américaine n’a toutefois pas encore pris la forme d’une réponse diplomatique officielle adressée à Téhéran.

De son côté, le président iranien, Massoud Pezeshkian, a déclaré à la chaîne CBS que le processus de cessez-le-feu pourrait commencer dès l’acceptation de la proposition par Washington.

Le détroit d’Ormuz au centre du conflit

Près de sept mois après le début de la guerre, le détroit d’Ormuz demeure l’un des principaux points de confrontation entre les États-Unis et l’Iran. Avant les hostilités, environ un cinquième des hydrocarbures commercialisés dans le monde transitaient par cette voie maritime.

Washington maintient son blocus des ports iraniens, tandis que Téhéran impose une autorisation préalable aux navires souhaitant traverser le détroit. Les restrictions de navigation et les attaques contre des bâtiments commerciaux ont profondément perturbé les échanges énergétiques internationaux.

En juin, les deux pays avaient conclu un accord préliminaire prévoyant la fin des hostilités, la réouverture d’Ormuz et l’ouverture ultérieure de négociations sur le programme nucléaire iranien. Cet accord avait rapidement échoué après de nouveaux incidents maritimes.

La proposition présentée cette semaine à New York constitue une nouvelle tentative de relancer les discussions. Malgré les efforts de médiation engagés en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, aucun rapprochement décisif n’a encore été annoncé.

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